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Assemblée Nationale : Et si les députés SDF subissaient des pressions ? Spécial

  • lundi, 04 décembre 2017 13:33
  • Écrit par  Junior Matock

L’absence de l’honorable Joseph Wirba des travaux en cours à l’hémicycle depuis le début de la session, est l’une des   raisons qui semble confirmer cette hypothèse.  

Une foule visiblement rouge   de colère, brandissant des   pancartes sur lesquels sont   portés des messages à la fois menaçant   et injonctif : « ne retournez plus   à Yaoundé. Vous ne pouvez pas vous   asseoir avec ceux qui nous tuent. S’il   est vrai que vous représentez votre   peuple alors, restez à Jakiri. Nous   vous avons envoyé à Yaoundé, maintenant   nous exigeons votre retour ».   La scène se déroule à Jakiri, village   situé dans la région du Nord-Ouest,   le 11 novembre 2017 au domicile du   député du Social Democratic Front,   Joseph Wirba. Réponse du berger à   la bergère, l’honorable répliquera en   indiquant à ces populations que « si   telle est votre volonté, je ne m’y rendrais   pas ». Cette position est restée   inchangée, tout au moins jusqu’au 1er   décembre dernier. Joint au téléphone   par Défis Actuels à l’effet de savoir si   les actes posés par ses collègues à   l’Assemblée Nationale (AN) étaient   consécutives aux menaces et autres   pressions subies par les députés SDF,   l’honorable Joseph Wirba a affirmé   péremptoirement, « je ne suis pas à   Yaoundé, je suis dans mon village à   Jakiri ». En clair, le député est absent   des travaux en cours à l’AN. L’honorable   a choisi de rester, comme il l’avait   promis à ses populations le 11 novembre   dernier, à Jakiri. Serait-il victime   de séquestration de la part de   ses populations ? L’honorable n’a pas   souhaité s’exprimer sur la question.   Mais pour certains spécialistes, ceci   traduit ni plus ni moins qu’une sorte   de prise d’otage.  

L’honorable Joseph Mbah Ndam, Viceprésident   à l’Assemblée Nationale   (AN) et ex-chef du groupe parlementaire,   est quant à lui présent à l’AN.   Joint également au téléphone par   Défis Actuels, il a dit ne pas vouloir   s’exprimer sur le sujet avant la fin de   la session de novembre. Mais l’on se   souvient tout de même que le 23 septembre   2017, à la suite d’un échange   avec les populations de sa ville natale   et circonscription électorale de Batibo,   le député Mbah Ndam annonçait en   substance, qu’il ne retournerait plus à   Yaoundé et donc à l’AN. « Je pense   que d’ici le 1er octobre, cette affaire   devrait être terminée. Nous devrions   regarder Buea, pas Yaoundé ... Je   n’en doute pas. Je suis beaucoup   dans ce numéro depuis 1990 ... et   c’est le point de rupture ... C’est une   opinion très réfléchie. Je vous parle   de Batibo, ma ville natale. Et les gens   qui m’ont voté sont venus à moi. Je   ne peux pas être contre les gens -   mon peuple ». Le contenu de ces différentes   déclarations à fait dire à certains   analystes que les parlementaires   SDF étaient victimes de pressions de   la part de leurs populations. Même si   ceux-ci ne l’admettent pas ouvertement,   la suite des évènements va démontrer   le contraire. La preuve, à la   cérémonie d’ouverture de la session   parlementaire du mois de novembre   dédiée au vote du budget, le groupe   parlementaire SDF est absent de l’hémicycle.   L’honorable Gaston Komba,   député du Rassemblement Démocratique   du Peule Camerounais (Rdpc),   dans la circonscription du Nkam, va,   à la suite d’un échange avec ses collègues   indiqué que le boycott de la   cérémonie d’ouverture est la traduction   de la solidarité des élus SDF à   leurs collègues du Nord-Ouest et du   Sud-Ouest. Ces derniers, précise le   député du RDPC, disent être « séquestrés   » par les populations qui menacent   de s’en prendre à leur vie. «   Elles iraient même jusqu’à incendier   les maisons des parlementaires si jamais   ceux-ci siégeaient à l’AN », martèle   l’honorable Komba. Pour d’autres   analystes, l’attitude de blocus dont   font montre de temps en temps les   députés SDF à l’AN démontre simplement   que ces élus sont otages de   leurs populations et voudraient en   outre leur faire savoir que leur présence   à l’AN ne doit être considérée   comme un acte de traîtrise. Ils entendent   défendre leur cause.  

Dernière modification le lundi, 04 décembre 2017 13:49

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