mardi 12 décembre 2017
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Saint Eloi Bidoung: Moi, Président de la République, je supprime les communautés urbaines* Spécial

Le nouveau pamphlet du 1er adjoint au maire de Yaoundé VI contre Paul Biya et ses camarades du Rdpc.


Les Communautés urbaines, constituent à n’en point douter, une Imposture dans l’ordonnance juridique. Il s’agit d’une forfaiture sans commune mesure qui, à l’usure du temps devient inacceptable et insupportable. L’envahissement des chaussées des capitales politique, économique et régionales par le commerce informel ainsi que des montagnes d’ordures ménagères sont de moindres maux ; face à l’encombrement des Communautés urbaines dans les villes. Les trois fléaux, sont assujettis à des lois que nul ne veut respecter.


A l’origine du non-droit des Communautés urbaines, une infraction grave à la matrice de toutes les lois de la République : la Constitution de la République du Cameroun ne prévoit, n’organise et ne régule l’activité des communautés urbaines. Mieux encore, la loi fondamentale du Cameroun identifie les collectivités territoriales décentralisées et définit leurs statuts et missions régaliennes ; Sans qu’il n’ait été fait mention d’autres institutions telles les « Communautés urbaines », dans le fonctionnement de la République. Partant du fait que seul ce que prévoit la constitution est légal et légitime de plein de droit, les « Communautés urbaines », deviennent des entités illégales et illégitimes, qui tirent leurs pouvoirs et leurs prestiges de la seule volonté du Président de la République et des accommodations du pouvoir en place. Cette dernière ayant à cœur de se prémunir, de se munir et de s’armer de toutes les formes d’illégalité et d’illégitimité dont les effets souvent contrarient leur proximité d’avec la population de base. Cette population de base qui donne pourtant, des mandats à des élus locaux dont elles en attendent beaucoup, surtout des résultats palpables au quotidien.
La Communauté urbaine éloigne donc le pouvoir central de l’essentiel (viabilisation des marécages, création des rigoles…) en utilisant des moyens de police, des outils de dissuasion et d’intimidation qui briment l’exercice des élus locaux dans les communes. Les cas de Yaoundé et Douala sont des plus scandaleux de ces crimes contre la loi fondamentale.


Sept communes d’arrondissements encadrent la ville de Yaoundé et cinq communes pour la ville de Douala. Communes pourtant, nanties de tous les pouvoirs prévus par la constitution, elles sont réduites, au rôle de petites officines sous le poids écrasant d’une institution illégale ; qui ne se prive pas de les réduire à moins que rien au quotidien.


Triste constat d’un hold-up du politique sur la loi. La Communauté urbaine est donc, une entité illégale, qui use de cette tolérance de mauvais aloi que confère le décret au détriment de la Constitution. Cette centralisation sauvage de la vie municipale, dans les griffes d’un monstre anticonstitutionnel, a favorisé l’émergence, pas celle attendue en 2035, mais l’émergence des loubards, mercenaires recrutés sur la base des muscles qui saccagent dans les marchés comme des éléphants en salle de porcelaine. Des hors la loi, grassement payés par ce qu’ils considèrent comme des butins.
Plus de dix ans après la mise en marche du projet de décentralisation, on peut déjà faire le bilan des méfaits causés dans les cités capitales. Sur le plan administratif, les maires des communes d’arrondissement sont relégués aux tristes rangs de « chefs de quartiers » par les délégués du Gouvernement, ceci est d’un impact qui défigure le prestige de l’entité de base de la République qu’est la Commune. Privés de tout pouvoir d’initiative et même de ressources financières de leurs terres, les maires des capitales politique, économique et régionales, ont de la mer à boire face aux délégués du Gouvernement. La gestion locale dont la liberté est codifiée par la Constitution est soumise à une « super mairie » administrée par un « super Maire » n’ayant parfois jamais affronté les populations à travers une élection locale. Le seul mandat dont ils jouissent est politique, octroyé par une décision du président national du parti ou par un décret.


Est-ce suffisant, légitime et légal, pour brimer à la cravache, des hommes politiques ayant reçu des mandats et des missions d’une population locale ; composée de plusieurs tons politiques et de plusieurs origines ethniques et tribales ?
A l’inverse des élus communaux, le délégué du Gouvernement n’est pas élu, sauf dans le cœur de celui qui lui attribue des compétences au dessus de la volonté de la base.
Ce qui pousse certains analystes à proposer une solution forte, brutale mais forte d’intérêt à savoir : supprimer les communes d’arrondissements dans les villes de Yaoundé et de Douala. Le vote, les choix et les aspirations des populations sont réduits à des futilités négligeables aux yeux du pouvoir en place. La nomination des Délégués du Gouvernement suite à des erreurs de casting, a intronisé des vice-dieu, des empereurs, des potentats autocrates dans nos capitales, d’où l’extension des velléités hégémoniques…


Le plus urgent aujourd’hui est et reste la suppression de l’auguste poste de « délégué du Gouvernement ». La suppression de ce poste d’oppression des élus locaux ne sera qu’un respect strict de la Constitution du Cameroun. Une proposition irréaliste certes, mais qui aura aussi pour bénéfice principal, le saupoudrage des intérêts avoués et obscurs des marchés publics d’investissements dans les capitales et dans les Mairies d’arrondissements ; au lieu de cette concentration dangereuse de délits d’initiés dans un cercle municipal de complices et comparses ; qui dictent la loi dans nos villes et dans la vie de la capitale.


Une autre option, plus démocratique serait d’aller vers l’exemple des grandes capitales modernes, dont Paris et New York. Un « super maire » certes, mais élu par un collège d’élus locaux sur la base d’un projet fédérateur pour la ville, convenus et consentis avec les maires d’Arrondissements. Cette solution, a le mérite d’être impossible à accepter par les pouvoirs publics camerounais. Tout au moins à cause du risque de voir une grande ville, « envahie » par des maires, issus des partis d’opposition ; ou par une tête brulée du RDPC dit-on comme Saint Eloi Bidoung. Pourtant, qui n’ouvre qu’un débat républicain.

 
Maire d’Arrondissement; Amertume et mer à boire


Est-il normal, qu’un maire soit réveillé par les pleurs des populations ? Est-ce juste, que les Bulldozers de la Communauté urbaine, envahissent les territoires de compétence des maires ; pour des casses et des déguerpissements sans pour autant, que le maire n’en soit informé ? Que dire des assauts, des loubards des Communautés urbaines dans les marchés ? Les Délégués du Gouvernement ont ils conscience, que cette technique d’urbanisation, vaut de l’antipathie au président de la République ; à qui on fait le reproche d’avoir nommé des monstres, pour terroriser les populations dans leurs misères quotidiennes ? Est-ce admissible que les maires, ne soient associés à l’élaboration du plan d’urbanisation général et local ? Comment comprendre que le schéma directeur, le plan local d’urbanisation ou de développement de la commune ne soit pris en compte dans le plan général d’urbanisation de la ville? Certains Arrondissements, doivent-ils attendre depuis des années, des travaux publics des voieries urbaines municipales ? Le maire d’Arrondissement, doit-il être frappé d’interdiction formelle d’initiative dans ce genre de projet local au sens de la décentralisation ? Le Délégué du Gouvernement doit- il être le seul maître de la carte de la ville ? Doit-il agir en son temps, où il veut, comme il veut quand il veut ? Doit-il avoir le monopole de négociation avec des entreprises et prestataires de services dont il maitrise seul le secret et les intérêts ? Autant de questions et autant de choses.


L’urgence d’une décentralisation des pouvoirs


Ayant fait le deuil des pouvoirs et des avantages que leur procure la constitution au profit d’une institution » bâtarde », les Communes ne revendiquent plus que le pouvoir de pouvoir d’agir librement, selon les volontés des populations qui les ont élus. Cela pourrait passer, par la redéfinition d’une enveloppe, à allouer aux Communes d’Arrondissements par les pouvoirs publics ; au titre de subvention au développement local. Une subvention qui ne devrait plus avoir, les couleurs de cette aumône caritative, que le délégué du Gouvernement verse selon ses propres échelles aux maires d’Arrondissements des Capitale. Plus pour les tenir en laisse, que pour les aider dans la réalisation des projets locaux de leurs plans d’action. Ne trompez plus le président ; la décentralisation camerounaise est plus proche des accaparements que du partage et de la répartition des compétences.


Si le mépris du délégué du Gouvernement envers les élus locaux est conféré par la prééminence illogique du décret sur la Constitution tel qu’on le vit au Cameroun, le palliatif pourrait être, une meilleure plateforme de collaboration, entre la Communauté urbaine et les Mairies d’Arrondissements. Concrètement et à titre d’exemple, les casses dans les quartiers, ne devraient plus être de la seule humeur ou autorité arbitraire et condescendante du délégué du Gouvernement. Mais un projet local, contenu dans un plan concerté et global entre la Communauté urbaine et les exécutifs communaux. Le maire d’Arrondissement ne sera plus celui qui constate les dégâts de la Communauté urbaine dans son Arrondissement. Une situation sans commune mesure avec toutes les lois régissant les collectivités territoriales décentralisées au Cameroun.
*La titraille a été modifiée

Dernière modification le vendredi, 24 novembre 2017 18:43

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