mardi 12 décembre 2017
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Joseph Banadzem : «La vie du Sdf à l’assemblée depuis 22 ans est consumée» Spécial

Le président du groupe parlementaire du social democratic front à l’Assemblée nationale dit sa désolation face à la catastrophe et revient sur le boycott engagé par son parti.



Quelle est votre réaction face à cet incendie ?


La réaction est catastrophique. Vous voyez que toute la documentation tant physique qu’électronique est partie en fumée. C’est vraiment désolant. On n’a plus que nos yeux pour constater l’ampleur des dégâts, il n’y rien à faire. Nous ne pouvons qu’être tristes, vu que c’est quand même l’assemblée nationale de notre pays.


Et le Sdf est davantage sinistré…


L’impact est très visible vous savez, on a toute la documentation qui est dans les ordinateurs et sur papiers, se trouvait dans les étages brûlés. La vie du Sdf à l’assemblée depuis 22 ans est consumée. Donc nous ne pouvons plus rien faire avec des documents à l’appui. Tout est vraiment dévasté, il n’y a plus rien ; le Sdf à l’assemblée est consumé.


Allez-vous arrêter le travail ?


Nous ne pouvons pas arrêter le travail! Nous allons nous débrouiller à poursuivre le travail à l’assemblée nationale. Nous travaillerons sur la base des documents que l’on nous remettra durant les travaux. Nous ne pouvons pas arrêter de travailler. Nous devons faire quelque chose. Dans la vie, l’homme est appelé à toujours contourner les difficultés pour résoudre ses problèmes.


Pourtant cet incendie arrive au moment où le Sdf boycottait la session parlementaire ?


Nous avions une position claire dès le départ : nous boycottions la cérémonie d’ouverture ; et pour la suite, nous devrions voir quoi faire d’autre. Nous n’avions pas dit que nous boycottons la session. Si vous lisez la résolution du Nec (National executive committee, Ndlr) du 28 octobre 2017, vous verriez que le Nec nous a mandaté de venir à la session parlementaire avec une orientation précise sur notre participation : la dynamique était de boycotter l’ouverture et de suivre la suite des travaux de la session.


Quelle est la différence entre boycotter l’ouverture et boycotter la session ?


La session d’ouverture c’est la session d’ouverture et la session c’est la session. Boycotter l’ouverture signifie que vous ne prenez pas part à la cérémonie d’ouverture, mais boycotter la session signifie que durant les trente jours de la session de novembre vous ne serez pas là. Nous avons ciblé l’ouverture parce que nous voulions sensibiliser sur certains points, et nous l’avons fait. A partir de maintenant, nous verrons quelles activités suivre.


Pouvez-vous rappeler pourquoi ce boycott ?


Nous avions indiqué que la situation dans les deux régions anglophones était inacceptable et intenable parce que les populations sont très affectées et consternées, et nous voulions attirer l’attention de chacun des Camerounais qu’une population ne peut pas vivre dans ces conditions. Je pense que notre action a attiré l’attention des autorités qui ont compris notre message.


Est-ce que vous avez vraiment l’impression que le boycott a atteint ses objectifs ?


Pour l’instant, je ne peux pas évaluer. En tout cas, à partir du fait que nous ayons pu rencontrer beaucoup d’autorités, que la presse en parle, notre objectif a été atteint.

Dernière modification le mercredi, 22 novembre 2017 17:19

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