lundi 11 décembre 2017
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Anosilp : Ils se font prisonniers chez Yang Philemon Spécial

Yimga Moussa et Théodore Elouna se sont enchaînés derrière l’Immeuble Etoile ce jour.


Chaînes au cou, les mines tristes, deux hommes sont assis sur le mur entourant les Services du Premier ministre. Il s’agit de Yimga Moussa et Théodore Elouna, respectivement président et chargé de mission de l’Association nationale des opérateurs du secteur informel pour la lutte contre la pauvreté au Cameroun (Anosilp). Une banderole accrochée à côté renseigne davantage sur la raison de cette posture : «Nous voulons l’application des instructions de la présidence de la République du 10 septembre 2014 sur les doléances de l’Anosilp. Où est la place des pauvres au Cameroun ? Quel coup d’Etat scientifique contre les pauvres sans abri ? Nous disons non au pillage des biens marchands, à l’arnaque, aux tortures, viol dans les commissariat et à l’empoisonnement des leaders».


En clair, c’est la continuité du mouvement d’humeur annoncé pour prendre effet le 7 novembre dernier et qui vise à une marche de l’Anosilp sur le Palais de l’Unité et l’ambassade de France. Mouvements dont le lancement avait été étouffé dans l’œuf par les forces de défense et de sécurité mardi dernier, alors que les manifestants s’apprêtaient à se réunir à la Bourse du travail de Messa-Yaoundé, pour en définir les orientations. Les délégués des coordinations régionales avaient regagné leurs bases. Mais «nous n’avons pas capitulé ! Même si nous n’avons pas marché aujourd’hui», avait mis en garde Yimga Moussa. Pour autant, «nous considérons que notre mouvement a été lancé. C’est même eux qui ont lancé pour nous», s’en moquait-il. Les leaders avaient décidé que «le mouvement va se poursuivre, d’abord par de petites manifestations des membres de Yaoundé, avant de lancer le mouvement populaire qui devrait rassembler toutes les coordinations au cas où ils ne consentent pas à résoudre nos problèmes».


Une semaine après, l’Anosilp est donc de retour sur le terrain. Pour les mêmes plaintes et complaintes. Entre autres le remboursement des sommes extorquées aux commerçants dans le cadre du Pid, le recasement des acteurs du secteur informel, la fin des persécutions au marché Mokolo, la comparution du commissaire de police du 2ème arrondissement de la ville de Yaoundé (Mokolo), etc. «Nous ne nous calmerons pas tant que nos doléances auxquelles a accédé le président de la République ne sont pas satisfaites», promet Théodore Elouna.

Dernière modification le mercredi, 15 novembre 2017 15:11

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