samedi 25 novembre 2017
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Fécafoot : Et si Happi avait commencé par le mauvais bout ? Spécial

Regard sur l’orientation de la normalisation II.


Si la suspension des organes juridiques de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), exceptés ceux régissant l’organisation des compétitions en cours par Me Happi Dieudonné, a été jugée logique, l’homme vogue désormais vers des chutes et des rapides. Parce qu’éludant les nœuds du problème que sont l’incompatibilité des statuts et de la loi sur le sport, et la constitution du corps électoral. Déjà, l’appel à contributions lancé le 26 septembre dernier en vue de collecter les propositions de révision des textes, semble pour le moins alourdir la tâche sur ce plan. Le problème fondamental des textes étant connu d’avance. Notamment l’incompatibilité entre l’article 23 des Statuts de la Fécafoot (portant constitution de l’assemblée générale) et l’article 32 de la loi du 15 juillet 2011 portant organisation des activités physiques et sportives au Cameroun ; ainsi que la question de l’épuisement des voies de recours. Et c’est l’application de cet article des statuts qui a conduit à l’annulation du processus électoral par la Chambre de conciliation et d’arbitrage (Cca) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc). Même si en son temps, Prosper Nkou Mvondo avait relevé pas moins d’une vingtaine d’articles à corriger. Me Happi qui s’est refusé à tout compte-rendu autre que les communiqués à la presse, a peut-être voulu rouvrir le débat sur la question, afin de satisfaire la majorité des contestataires et mieux assainir l’arsenal juridique. Pour le reste, la ligne n’est pas encore claire. «Nous le laissons faire pour le moment, parce que ce n’est pas le plus important. On l’attend au niveau du corps électoral ; on ne va pas le laisser tranquille. S’il est venu travailler pour une personne précise comme ça se chuchote, il connaîtra les mêmes difficultés que Joseph Owona», prévient un extrémiste qui s‘était déjà illustré sous l’ancienne normalisation.


Qui sera électeur ?


Le silence des acteurs devrait se rompre au moment de la constitution du corps électoral. Logiquement, Happi a ramené les exécutifs de 2009 aux affaires dans les ligues décentralisées, tel que le laissait comprendre la sentence du 27 février 2017 ayant ramené les belligérants à celle rendue en 2015 déjà par le Cca. Ignorant encore les sentences brandies par Prosper Nkou Mvondo et qui renvoient plutôt aux exécutifs de 2005. Pour ce qui est de ces exécutifs 2009 choisis par la Normalisation, une vive polémique a cours au sujet des membres ayant refusé de reprendre service le 22 août 2016 en lieu et place de l’exécutif élu le 28 septembre 2015 et qu’Abdouraman Hamadou contestait. Issus du clan Iya originel, les 23 personnes dont Arouna Nyarko, Alim Konaté, Luc Assamba, Abbo Mohamadou, Koa Luc, Kaba Christopher, etc avaient ignoré le plaignant Abdouraman Hamadou pour adouber Tombi à Roko face à la menace que faisait peser la sentence du Cca. Pour les partisans de l’opposant, en refusant de revenir aux affaires, l’équipe jadis conduite par Iya Mohammed avait ainsi démissionné et ne peut plus être réintégrée. La normalisation n’a pas encore abordé le sujet. Il faut s’en tenir à l’instruction qui indique que «les éventuels postes vacants de ces organes seront pourvus conformément aux statuts en vigueur dans desdites ligues». Sans d’autres précisions. Quoi qu’il en soit, les élus du 24 mai 2009 géreront les affaires courantes, sans pouvoir sur l’organisation des élections.


Il faudra alors passer à l’élection des nouveaux exécutifs. «Il sera hors de question qu’on écarte ceux qui font les championnats aujourd’hui ; parce que des gens ne vont pas faire les sacrifices et le moment venu, on choisit des has been qui ont quitté les affaires depuis des années, pour venir voter». La mise en garde est d’un cacique de l’équipe déchue. Indexant indirectement Abdouraman Hamadou qui continue de se prévaloir de la qualité de président d’Etoile filante de Garoua sans licence. Mais au-delà d’Abdouraman, c’est une bataille qui opposera les acteurs des compétitions actuellement en cours et les tenants de l’inexistence de l’ère Tombi à Roko. Et c’est là que Dieudonné Happi qui s’est lancé dans une chasse aux sorcières contre les partisans de Tombi à Roko, fera la vraie normalisation. Lui qui a d’abord suspendu la poursuite de certains championnats de ligues décentralisées, ainsi que la Coupe du Cameroun, avant de se résoudre à les relancer.

Dernière modification le mardi, 17 octobre 2017 21:15

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