mercredi 18 octobre 2017
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Menace de sécession : Les hors-la-loi imposent la célébration de la Réunification Spécial

Le régime a dû organiser des manifestations à travers la république pour étouffer l’écho du mouvement du Scnc.


Face à la menace d’une démonstration de force à travers les villes des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, le régime de Yaoundé n’a eu d’autre choix que d’organiser une contre-manifestation à travers le territoire ce 1er octobre 2017. A l’appel des pontes du régime, des meetings et autres manifestations de soutien aux institutions républicaines et de Paul Biya se sont spontanément organisés le temps d’un week-end. «Chacun de nous, Camerounais à part entière, défendra jusqu’à son dernier souffle cet héritage inaliénable que nous ont légué les pères fondateurs de la Nation, et qu’ils ont bâti au prix de leur sang», indiquait déjà Issa Tchiroma, le ministre de la Communication, vendredi dernier. Et dès le même soir, les pontes du régime prenaient le chemin de leurs fiefs tribaux pour les besoins de la cause.


Discours et propagande ont meublé les différentes cérémonies, relayés par les médias audiovisuels publics qui ont ainsi organisé des émissions spéciales bilingues. «Qu’il soit donc bien clair dans la tête des tenants de la thèse sécessionniste qu’il n’y aura pas de sécession au Cameroun, et que leur agenda de dislocation de notre volonté de vivre unis sera irrémédiablement mis en échec, du simple fait de la communauté nationale et républicaine», avait mis à défi Issa Tchiroma Bakary à l’avance. A l’intention des partisans de la sécession qui annonçaient la proclamation de l’indépendance de leur Etat, l’Ambazonie pour ce 1er octobre. «Comme un seul homme, leaders politiques de tous bords, chefs traditionnels, membres de la société civile, intellectuels, opérateurs économiques, jeunes ou moins jeunes, se sont levés pour dire ''NON À LA SÉCESSION, NON AU TERRORISME, NON À LA VIOLENCE . OUI À LA PAIX, OUI À L’UNITÉ NATIONALE, OUI À LA TOLÉRANCE, OUI AU DIALOGUE''», se vantait-il. Même si les partis de l’opposition n’ont pas pu se réunir pour la même cause. Beaucoup partageant la cause défendue par les pontes du régime, mais avec des démarches différentes. Le Social democratic front (Sdf) par exemple tient le discours fédéraliste, le Cameroon people’s party (Cpp) de Kah Wallah, opposé à la violence, prône la liberté d’expression et l’encadrement par les forces de l’ordre des manifestations.

Dernière modification le dimanche, 01 octobre 2017 16:38

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