jeudi 19 octobre 2017
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Riposte : Yaoundé prépare une intervention musclée Spécial

Les sécessionnistes assimilés aux terroristes, l’armée devrait bientôt entrer en scène.


En dehors du couvre-feu instauré dans la région du Nord-ouest par le gouverneur Adolphe Lélé Lafrique qui a proscrit les déplacements de personnes entre les villes de son territoire de commandement dans la nuit du 21 au 22 septembre 2017, le gouvernement est jusqu’ici resté stoïque dans à la montée en puissance des séparatistes des régions du Nord-ouest et du sud-ouest en fin de semaine dernière. Au contraire, les forces de l’ordre ont encadré les marches des populations dans les différentes villes des deux régions. Chose rare au pays de Paul Biya où la répression est de mise face aux manifestations de contestations politiques et sociales. Et pourtant, les partisans du Southern Cameroon national council (Scnc) n’ont pas fait qu’organiser des marches pacifiques. Une permanence du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), le parti au pouvoir, a été incendié, le domicile du maire de Buéa vandalisé, des bâtiments publics vandalisés, etc. Malgré tout cela, aucune arrestation signalée, aucune violence à l’encontre les manifestants.


Mais les forces de défense ne sont pour autant pas dépassées par les événements, et ce n’est pas l’absence du président de la République, actuellement à New-York où il prend part à la 72è Assemblée générale des Nations Unies, qui justifie cette attitude. D’ailleurs « sitôt informé de la situation, le chef de l’Etat, chef des armées et chef suprême des forces de sécurité, a prescrit aux forces de défense et de sécurité, que des mesures particulières soient prises pour le renforcement de la sécurité des personnes et des biens. Et que des dispositions particulières soient mises en place pour assurer 24h/24, une sécurité plus renforcée des établissements scolaires », a déclaré Issa Tchiroma Bakary, le ministre de la Communication (Mincom) en conférence de presse le 21 septembre dernier. Et «il n’est pas difficile de mater ce mouvement et d’y mettre un terme ; ce sont avant tout nos enfants et nos compatriotes ; nous évitons une réaction qui peut être disproportionnée et avoir de lourdes conséquences », indique un haut gradé de l’armée camerounaise.


Les sécessionnistes assimilés à Boko Haram


Toujours est-il que « la ligne rouge est en train d’être franchie ; mais nous voulons prendre à témoin la communauté internationale », prévient cet officier supérieur. En clair, «l’armée prépare une riposte au cas où les exactions se poursuivent», annonce-t-il. D’autant plus que « ces gens n’ont pas de retenue ; ils sont capables du pire et c’est pour cela qu’il va falloir que l’Etat s’organise pour amoindrir les conséquences de leurs comportements», a déjà retenu Issa Tchiroma. Mieux, « ces gens sont des sécessionnistes, c’est-à-dire des terroristes au même titre que Boko Haram parce que tous deux poursuivent les mêmes objectifs » : la partition du territoire camerounais. Du coup, les sécessionnistes savent à quoi s’attendre, dès qu’ils sont perçus comme la secte islamiste Boko Haram. Alors, il se susurre que la hiérarchie militaire prépare l’entrée en scène des forces de 2ème catégorie dans les prochains jours. La forme de l’Etat que les sécessionnistes veulent modifier étant «non négociable» pour le régime de Yaoundé.

Dernière modification le lundi, 25 septembre 2017 14:18

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