vendredi 22 septembre 2017
Connexion S'inscrire

Connexion

FLASH INFO

Kumbo : Les sécessionnistes s’approprient la rentrée scolaire Spécial

Des bâtiments publics incendiés après l’éclatement d’émeutes dans la ville, alors que des tracts anti-école circulent.


La ville de Kumbo a ravi la vedette à la rentrée scolaire qui dominait l’actualité sur l’ensemble du territoire national. Des sources concordantes parlent d’au moins deux morts dont un gendarme à la suite d’un incident qui a mis aux prises des éléments de la gendarmerie et des populations. «La gendarmerie aurait découvert un réseau de trafic de stupéfiants et tentait de démanteler, mais ils ont été agressés par les hors-la-loi et ont été obligés d’ouvrir le feu», rapporte une source dans le Nord-Ouest. Ce qui a eu pour conséquence de réveiller le chat qui essayait de dormir. Du coup, la ville capitale du département du Bui s’est plongée dans un soulèvement populaire, avec pour conséquence des bâtiments administratifs. Le préfet serait blessé, apprend-on.


On apprend également que le drapeau du Southerns Cameroon national council (Scnc) a été planté dans ce département dont est originaire le Premier ministre Yang Philemon. Et pourtant à Bamenda, Youssouf Adjidja Alim, la ministre de l’éducation de base annonçait la reprise effective de l’école dans le Nord-Ouest. En attendant d’y voir clair, le ministre délégué à la présidence de la République en charge de la Défense a commis un communiqué publié au journal parlé de 17h au Poste national de la Cameroon radio television (Crtv), pour dire les condoléances du Chef de l’Etat et annoncer une enquête en cours pour établir les responsabilités. En indiquant au passage la suspension du commandant de la brigade de gendarmerie impliquée, le temps de l‘aboutissement de l’enquêtes.


Mais le Mindef aura-t-il le temps de faire aboutir ses investigations ? Difficile à le croire tant l’on parle d’assaillants porteurs d’armes artisanales qui leur ont permis de résister aux forces de l’ordre. Mais déjà, cette situation vient compliquer la timidité d’une rentrée scolaire 2017-2018 déjà hypothétique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. D’autant plus que des tracts circulant dans certaines villes des deux régions menacent les parents qui enverraient leurs enfants à l’école de les voir revenir sous forme de cadavres.

Dernière modification le mardi, 05 septembre 2017 01:36

LES DERNIERS ARTICLES

LES DERNIÈRES VIDÉOS

+ D'ARTICLES DE SOCIÉTÉ

0
Partages
0
Partages