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Les enjeux économiques du défi de l’intégration africaine

  • vendredi, 25 août 2017 09:57
  • Écrit par  Arthur Wandji

Au terme des travaux qui ont débuté le 22 août dernier, les membres du Parlement panafricain vont émettre des loi-types,   susceptibles d’être adoptées par les Etats du continent.  

La libre circulation des biens   et des personnes en   Afrique est aujourd’hui, une   priorité poursuivie par l’ensemble   des Etats du continent. Parce   qu’elle représente un moyen efficace   d’accélérer leur développement   économique et de réussir   progressivement leur volonté de   s’insérer au plus vite dans la mondialisation.   Deux principales raisons   qui obligent l’Afrique à faire du renforcement   de l’intégration politique   et socio-économique, un axe fort et   indispensable de sa politique de   coopération ; une priorité clairement   réaffirmée à Yaoundé, à l’occasion   de la Conférence   continentale du Parlement panafricain   qui a débuté le 22 août dernier   au Palais des Congrès. Les travaux,   qui rassemblent des membres du   Parlement panafricain, des parlementaires   venus de l’Afrique du   Nord, de l’Afrique l’Ouest, de   l’Afrique Australe et Centrale, des   membres du gouvernement camerounais,   diplomates, hommes politiques   africains et du monde entier,   des partenaires au développement,   des universitaires, experts juristes   et autres experts internationaux,   sont placés sous le thème : « La   problématique de l’intégration politique   et socio-économique du   continent africain : rôle du Parlement   panafricain ».  

Un thème imposé par le contexte   socio-politique et économique marqué   par le terrorisme, la crise économique   mondiale, le changement   climatique et les mouvements migratoires.  

DEFIS EN VUE  

« C’est une problématique qui nécessite   des interventions et des solutions   globales », disent les   parlementaires. Selon eux, l’Afrique   gagnerait à redynamiser au plus   vite, les différents processus d’intégration.   « La conférence de   Yaoundé met un accent sur la libre   circulation des biens et des personnes..   Les parlementaires réfléchissent   à comment on peut   transformer cela en loi-type. Il est   question avec nos techniciens de   nous dire comment on peut matérialiser   l’intégration en Afrique, en   faisant des propositions de loitypes   aux Etats », explique le président   du Parlement panafricain, le   Camerounais, Roger Nkodo Dang.   II est en effet question pour les   participants de ces travaux, de   mener des réflexions sur les   moyens de renforcer le cadre juridique   et institutionnel et les capacités   pour une intégration effective.   Et aussi l’examen des grands programmes   économiques dans ce   processus d’intégration qui présente   de nombreux avantages.   D’abord l’élargissement des marchés   régionaux qui donne aux producteurs   et aux consommateurs   africains davantage de possibilités,   bien au-delà des marchés parfois   restreints de leurs propres pays.   Puis, la réduction des coûts de la   mise en place d’infrastructures essentielles   comme les transports, les   communications, l’énergie, les systèmes d’approvisionnement en eau   et la recherche scientifique et technologique,   qu’un pays ne peut souvent   financer à lui seul. Enfin,   l’intégration facilite les investissements   à grande échelle en renforçant   l’attrait que présentent les   économies africaines et en réduisant   les risques. Autant d’enjeux   qui devraient bénéficier au Cameroun,   pays considéré comme le   grenier de l’Afrique centrale de par   ses richesses naturelles et ses produits   agricoles variés.  

Or, alors que l’on comprend mieux   aujourd’hui la nécessité de l’intégration   en Afrique et les raisons   des échecs passés, la Conférence   continentale de Yaoundé espère   resserrer les liens économiques et   politiques entre les nombreux pays   du continent, en examinant par ailleurs   les principales difficultés à   surmonter avant d’y parvenir notamment   : développer les   échanges commerciaux entre pays   africains, construire davantage de   routes et d’autres infrastructures,   réformer les institutions régionales,   accroître la transparence et la participation   du public et coordonner   plus étroitement les initiatives du   secteur privé et du secteur public.   Autant dire que ce n’est pas gagné.  

Dernière modification le vendredi, 25 août 2017 10:22

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