lundi 21 août 2017
Connexion S'inscrire

Connexion

FLASH INFO

Can 2019/Infrastructures : Etoudi impose un looser à Garoua Spécial

La Fécafoot vient de résilier des contrats avec Prime Potomac qui n’a pas pu tenir ses engagements.

C’est un courrier de Ferdinand Ngoh Ngoh, qui «trahit» Prime Potomac. «J’ai l’honneur de vous faire connaître que monsieur le président de la république a marché son très haut accord pour l’attribution à l’entreprise Prime Potomac», écrit le secrétaire général de la Présidence de la République ce 8 août 2017 à Ben Modo, le président directeur général de la structure. Ainsi, la présidence de la République a soutenu le dossier de Prime Potomac en course pour le marché de l’attribution du marché des infrastructures de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2019 pour ce qui est de la poule de de Garoua. Alors que l’on en était encore à réfléchir sur l’information livrée dans le communiqué de Tombi à Roko, le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) dénonçant le complot du président de la Confédération africaine de football (Caf). Tombi à Roko avait déroulé la liste des entreprises adjudicataires des marchés de construction des infrastructures prévues pour l’organisation de la Can 2019 au Cameroun.


A Garoua, ce sera donc Prime Potomac. Il s’agira des stades du Cénajes, de Poumpoumre, de la Gendarmerie et de la Sodecoton ; et d’un hôtel quatre étoiles. A en croire le secrétaire général de la Présidence de la République, Paul Biya a donné son accord pour que l’entreprise qui vient d’échouer à construire quatre stades municipaux pour le compte de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Après avoir amené la Fécafoot à abandonner les projets de pelouses synthétiques et de gradins et vestiaires qu’elle avait initiés avec les maires des villes hôtes des stades, pour le suivre dans un projet de stades modernes, Ben Modo qui avait déjà perçu un acompte, a abandonné les chantiers pour entrer en guerre contre son partenaire. Résultat des courses, en dehors du stade Ayem de Bafia dont les travaux viennent d’être repris, Prime Potomac s’est contenté de détruire l’existant pour abandonner des ruines à Sangmélima et Bamenda. La mairie de Bangangté ayant échappé pour avoir choisi un nouveau site pour le chantier de Modo.

 


Financements américains ?


Désormais, la Fécafoot a résilié les contrats avec l’entrepreneur «américain». Le commet de l’Etat l’a récupéré. A la surprise générale. «Comment est-il possible qu’une entreprise qui a été incapable de livrer un seul stade de football en deux années après avoir englouti plus de 20 millions de FCfa, devienne la star aux yeux du Sgpr ?», s’indigne Christian Tchapmi. Le chef du service sport au quotidien Le Messager ne s’arrête pas au questionnement : «Le plus intriguant c’est que l'entreprise Prime Potomac n'a pas été retenue par la commission de la Can regroupant 28 administrations qui ont travaillé sous la supervision de Louis Paul Motaze en 2015 pour la réalisation de l'ensemble de ces marchés», s’offusque-t-il. Accusés, levez-vous ! «Nous étions l’entreprise la moins disante sur le marché. Notre suivant immédiat avait 7 milliards de plus que nous», réagit Ben Modo, le président directeur général de Prime Potomac. L’homme promet de ne pas rééditer l’échec qu’il vient d’avoir avec la Fécafoot. «Les travaux vont durer 14 mois. Les infrastructures pour la Can seront livrées en octobre 2018», indique-t-il. En tablant sur près d’un millier de techniciens à recruter à cet effet, dont trente Américains et huit cents Camerounais. Mais aussi et surtout sur l’appui de son second pays. «Le coût total du projet est de 26 milliards FCfa dont une partie financée par Exim bank Usa», annonce-t-il.

 

Dernière modification le jeudi, 10 août 2017 21:23

LES DERNIERS ARTICLES

LES DERNIÈRES VIDÉOS

+ DE SPORT

0
Partages
0
Partages