lundi 21 août 2017
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Affaire Jean Marie Bala : Chœur d’invectives contre le gouvernement Spécial

L’occasion des obsèques de l’évêque a donné lieu à des tirs groupés contre l’Etat.


L’occasion des obsèques de Mgr Jean Marie Benoît Bala était l’une des dernières, sinon la plus importantes pour que la conférence épiscopale nationale du Cameroun réitère. «Au nom des évêques réunis au sein de la Conférence épiscopale nationale, nous réaffirmons avec force notre position, que notre frère a été assassiné», a déclaré Mgr Samuel Kleda, le président de la Cenc. Cette fois-ci non plus par médias interposés, mais à la face de l’opinion et des autorités gouvernementales. Fixant la tribune d’honneur où se trouvaient lesdites autorités, l’archevêque de Douala a l’index droit levé. Et prend soin de relire la résolution de l’assemblée générale de la Cenc tenue le 13 juin 2017, qui dit que Benoît Bala a été «brutalement assassiné» ; position réitérée le 10 juillet par communiqué de presse, ajoute-t-il. A la suite de la sortie du procureur général près la Cour d’appel du Centre, penchant vers la thèse de la noyade de celui qui a disparu le 30 mai 2017, pour être retrouvé mort dans l’eau le 2 juin. La famille s’aligne et demande à des interlocuteurs anonymes : «est-ce de cette manière que vous traitez ceux qui vouent leur vie à l’évangile ?» Le père Thadée Mbock, représentant du bureau de la Vie consacrée, souligne que «les religieux sont tristes, pas seulement à cause de la disparition de son berger, mais de la profanation du sacré».


Etouffement de l’enquête


«Nous espérons que l’enterrement de Jean Marie Benoît Bala ne sera pas aussi l’enterrement des causes de sa mort», redoute Abraham Kome, l’évêque de Bafang, administrateur apostolique de Bafia. La foule exulte. Alors «je lance un appel solennel à toute personne individuelle ou morale qui peut aider à faire la lumière sur la mort de Jean Marie Benoît Bala, à faire la déposition auprès des autorités compétentes», invite Monseigneur Jean Mbarga, dans son homélie. «Ce devoir de conscience morale devant Dieu, la nation et la mémoire de Jean Marie Benoît Bala s’impose à nous», poursuit-il. Les évêques continuent de se demander «de quoi est mort Jean Marie Bala ?», parce que convaincus que l’homme a été assassiné par les forces des ténèbres que la justice. Mais en attendant, «la tradition africaine» convoquée présentement, exige de chercher la cause de la mort au moment des obsèques.


La veille déjà, Mgr Joseph Akonga avait déjà ouvert le bal en dénonçant les assassins qui se recrutent parmi les assoiffés du pouvoir et des complices au sein de l’église : des homosexuels, a-t-il mentionné. «Nous continuons à demander que la vérité éclate au grand jour, et nous continuons de croire que nous sommes dans un Etat de droit», réitère Samuel Kleda. Et de «dénoncer ceux qui brouillent les pistes de l’enquête, en faisant des pressions sur les médecins légistes, avocats et juges contre la manifestation de la vérité et faire ainsi obstruction à l’enquête». Pour Abraham Kome, «un homme n’est pas une pièce de puzzle qu’on peut supprimer quand elle n’est pas placée au bon endroit».

 

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