mercredi 26 juillet 2017
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Crise Fécafoot : Affaibli, l’Acfac tente un coup d’épée dans l’eau Spécial

Le président de l’association des clubs amateurs vient d’écrire à la secrétaire générale de la Fifa.


Alors que les travaux de la réunion de conciliation entre les acteurs de la crise électorale à la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) s’ouvrent ce jour à Conakry, l’association des clubs de football amateur du Cameroun (Afcac) se désolidarise de ses membres qui ont fait le déplacement. «Ceux des membres (de l’Acfac) qui sont invités et qui prendraient part à cette réunion le feraient en leurs noms propres et au nom de leurs clubs respectifs, mais en aucun cas au nom de l’Acfac qui ne saurait être liée de quelque manière que ce soit aux résolutions qui y seront prises», écrit Henry Claude Balla Ongolo. Le président de l’Acfac qui brandit un communiqué de son organisation à cet effet, continue de camper sur les conditions posées par les opposants invités aux travaux de Conakry. Lesquelles sont la notification de l’agenda des travaux et les qualités de Blaise Moussa (secrétaire général de la Fécafoot) et Tombi à Roko Sidiki (président de la Fécafoot), que les opposants n’acceptent pas. A la requête du 3 juillet de l’Acfac, déjà formulée par les opposants invités, la Fédération internationale de football association (Fifa) avait répondu en clarifiant l’ordre du jour le week-end dernier, mais sans rien dire des qualités des représentants de l’exécutif de la Fécafoot. Mai dans son courrier d’hier 10 juillet à la secrétaire générale de la Fifa, Henry Claude Balla Ongolo ne reconnait pas cette reculade de l’instance faîtière du football mondial. «A ce jour, nous n’avons reçu aucune réponse de la Fifa sur ces deux questions pourtant très cruciales pour la réussite de votre initiative visant à trouver une solution définitive à la crise que traverse le football camerounais». Ce qui, aux yeux de l’aile dure de l’opposition à la Fécafoot, «est de nature à créer le doute sur la sincérité de la démarche de la Fifa». D’où leur décision de ne pas faire le déplacement de la capitale guinéenne.

Boycott sans effet


Mais sur les cinq membres de l’Acfac conviés aux discussions, trois ont choisi de ne pas suivre la ligne édictée par l’association. Il s'agit de Nkou Mvondo, Joseph Antoine Bell et John Balog. Seuls Akoué Domingo et Abdouraman Hamadou sont restés constants et inflexibles jusqu'au bout. Et les lignes de fracture s’étaient déjà dessinées lors des travaux de l’assemblée générale de l’Acfac du 1er juillet à Yaoundé. Joseph Antoine Bell demandait à accepter la position actuelle de Tombi à Roko, et d’avancer ; Prosper Nkou Mvondo militait pour le refus de la politique de la chaise vide. A cela s’ajoute John Balog qui s’alignait derrière Bell. Tous ont été qualifiés de «traîtres» par leurs compagnons de lutte.


Mais pour les «infidèles», rien ne change. Déjà que Prosper Nkou Mvondo qui se bat depuis 2008 contre le système Iya Mohammed, avait clairement indiqué que «chacun a son propre procès». Et la Fifa a d’autant plus focalisé son attention sur son objectif finale que ses interlocuteurs jusqu’ici n’ont été que les personnalités invitées aux négociations. L’Acfac n’ayant jamais été conviée aux pourparlers. Du coup, Veron Mosengo-Omba, le directeur Développement Afrique –Caraïbes à la Fifa, peut engager ses échanges sans risque de se tromper d’interlocuteurs. Mais les discussions promettent d’être âpres.

Dernière modification le mardi, 11 juillet 2017 19:03

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