dimanche 22 octobre 2017
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Crise Fécafoot : Infantino ferme les portes à Abdouraman Spécial

La Fifa a répondu à la lettre des ‘’opposants’’ qu’elle renvoie devant le gouvernement.


«La Fifa n’est pas une instance d’exécution des décisions prises par le Tas au cours d’une procédure de recours contre une décision prise au niveau national, c’est-à-dire sans qu’aucun organe de la Fifa ne soit impliqué». La Fédération internationale de football association (Fifa) est donc claire en ce qu’elle ne viendra appliquer aucune décision de justice au Cameroun. Indiquant que «la commission de discipline de la Fifa est uniquement compétente pour connaître des cas de non-respect des décisions d’un organe, une commission ou une instance de la Fifa ou par une décision consécutive du Tribunal arbitral du sport en appel». C’est le département discipline de la Fifa qui répond ainsi à Abdouraman Hamadou, suite à plusieurs lettres que l’ancien président d’Etoile filante de Garoua a écrites à la Fifa les 10 mars, 24 avril et 1er juin 2017, pour solliciter la mise hors-jeu de l’exécutif issu des élections du 28 septembre 2015 à la Fédération camerounaise de football (Fécafoot).


En clair, la Fifa ne peut pas accéder à la sollicitation des requérants concernant l’application de la sentence du 12 novembre 2015 de la Chambre de conciliation et d’arbitrage (Cca) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc). Décision à la base de toute la querelle post-électorale. D’une part Abdouraman attend la reprise du processus électoral en se fondant sur l’annulation décidée par cette décision ; d’autre part la Fécafoot veut simplement réformer les statuts en la disposition querellée, en estimant que la décision n’a pas annulé les élections. Les collaborateurs de Gianni Infantino ne passent pas par quatre chemins pour vomir à la face d’Abdouraman que «la Fifa n’est pas compétente pour exiger à ce que soit exécutée ladite décision», telle que présentée par le demandeur. Au contraire, Jaime Cambreleng Contreras, le signataire de la lettre, écrit qu’«il revient à la Fédération camerounaise de football elle-même de prendre les mesures qu’elle juge nécessaires en vertu de ses propres règles imposées au niveau national afin de faire exécuter la décision prise par le Tas». Fermant définitivement la porte à celui qui avait jusqu’ici considéré que la Fifa était coincée mais «ne respecte pas ses propres lois», dans cette affaire qui dure depuis bientôt deux ans.


Alors que l’on n’a pas fini de supputer sur la délégation qui se rend à Conakry pour la réunion de conciliation autour de la crise électorale. Réunion à laquelle ne prendront pas part les deux extrémistes de la crise, que sont Abdouraman Hamadou et Akoué Epie Domingo, ainsi que l’a fait savoir la Fifa dans un courrier précédent. Eux qui ont maintenu leurs positions de conditionner leur participation aux concertations, à la non-participation de Tombi à Roko Sidiki ; du moins que l’homme ne soit pas invité en tant que président de la Fécafoot. Si la Fifa a accédé d’une certaine manière à cette condition, en ne précisant plus les qualités des personnes attendues à cette dernière réunion, elle n’a pas spécifié l’ordre du jour tel qu’exigé également par les adversaires de Tombi à Roko. C’est peut-être pourquoi les deux irréductibles n’ont pas envoyé les copies de leurs passeports à la Fifa. Du coup, ils ne peuvent plus bénéficier des facilités obtenues par la Fifa, au bénéfice des cinq personnes qui partiront du Cameroun pour les assises du 12 au 13 juillet prochains à Conakry.

Dernière modification le mercredi, 05 juillet 2017 21:08

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