samedi 23 septembre 2017
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Décès de Mgr Jean Marie Balla : La justice relance la guerre contre l’épiscopat Spécial

Le procureur général près la Cour d’appel du Centre tend vers la thèse du suicide.


«Après examen approfondi, les médecins légistes ont relevé l’absence de toutes traces de violence sur le corps du défunt et ont conclu à cet égard que la noyade est la cause la plus probable du décès de l’évêque». Jean Fils Ntamack bat en brèche les accusations de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun (Cenc) qui dénonce un assassinat. Le Procureur général près la Cour d’appel du Centre se fie au rapport de la deuxième autopsie pour tirer ses conclusions. Une autopsie effectuée par le professeur Michaël Tsokos, directeur de l’Institut de médecine légale de Berlin et le Dr Mark Mulder, coordonnateur de l’unité d’identification des victimes des catastrophes à Interpol. Des experts internationaux sollicités pour un second examen de la dépouille mortelle de l’évêque de Bafia disparu le 30 mai et retrouvé le 2 juin dans le fleuve Sanaga. Ils n’auront donc pas trouvé autre chose que ce que la première autopsie réalisée entre le 21 et le 22 juin derniers avait déjà constaté. Et qui avait déjà été contesté tant par les chrétiens que par l’épiscopat national.


Au cours d’une assemblée plénière tenue le 13 juin dernier, la Cenc avait clairement dénoncé l’assassinat du berger du diocèse de Bafia. «Compte tenu des premiers constats, nous, évêques du Cameroun, affirmons que Mgr Jean Marie Benoît Bala ne s’est pas suicidé ; il a été brutalement assassiné», avaient-ils déclaré dans l’une de leurs résolutions. Et pour le clergé catholique, «c’est un meurtre de trop !» Estimant «que le clergé au Cameroun est particulièrement persécuté par des forces obscures et diabolique», d’autant plus que «plusieurs autres prélats, membres du clergé et personnes consacrées ont été assassinés dans les conditions non élucidées jusqu’à ce jour».


Et désormais, la hiérarchie de l’église catholique romaine au Cameroun ne veut plus garder le silence. Alors la Cenc «exige que toute la lumière soit faite sur les circonstances et les mobiles de l’assassinat de Mgr Jean Marie Benoît Bala, que les coupables soient nommément identifiés et livrés à la Justice pour qu’ils soient jugés selon la loi». En appelant l’Etat à assumer «son devoir régalien de protection des vies humaines, et notamment celle des Autorités ecclésiastiques».


Si les résultats de l’autopsie sont définitifs, la justice ordonne la remise de la dépouille à l’église pour les besoins d’inhumation, et indique être encore en cours d’enquête pour déterminer les circonstances de ce suicide. «Les enquêteurs ont auditionné de nombreuses personnes et procédé à diverses perquisitions ; les informations recueillies dans ce cadre sont en cours d’exploitation aux fins de la manifestation de la vérité», apprend-on. La réaction de l’église est attendue.

Dernière modification le mardi, 04 juillet 2017 21:28

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