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Pierre Nunkam : «Dévaluation du Franc CFA : le dispositif qui l’annonce se met déjà en place !» Spécial

Douala, le 28 Mai 2017

 

La lettre ouverte de l’auditeur bancaire alertant l’opinion de l’imminence d’un complot de la France contre l’Afrique francophone.

Lettre ouverte n°05
Aux Fils et Filles du Cameroun et d’Afrique Zone Franc
Objet : Dévaluation du Franc CFA : le dispositif qui l’annonce se met déjà en place !
Un appel pressant pour la constitution par le peuple d’un Comité de crise pour la
vaincre !
Peuple de mon pays et d’Afrique Zone Franc,
Depuis le mois de décembre 2017 je n’ai cessé de saisir la moindre occasion à moi offerte pour vous prévenir de ce qu’une autre dévaluation du Franc CFA était imminente, avec ses conséquences socio-économiques que nous savons dévastatrices.
Je n’ai jamais cessé non plus de vous indiquer ce que je sais être la solution idoine pour barrer la route à ce redoutable risque bancaire.
Dans ma dernière lettre baptisée «Mon cri de guerre» datée à Douala le 17 Mai 2017, j’ai ainsi lancé un appel pressant à vous tous, Fils et Filles d’Afrique et toutes âmes de bonne volonté éprises de paix et de justice sociale, à m’apporter vos soutiens multiformes pour la constitution d’urgence d’UN COMITE DE CRISE CONTRE CETTE DEVALUATION DU FRANC CFA dont la mission sera de mener toutes les actions nécessaires pour atteindre les objectifs ci-après spécifiés afin de libérer le peuple d’Afrique Zone Franc des liens de servitude par lesquels le Franc CFA et son système bancaire subtilement esclavagiste le maintiennent captif dans une pauvreté endémique inexplicable, et fait de nous des éternels assistés en dépit des immenses richesses naturelles dont la Providence nous a gracieusement comblés.
Ce COMITE DE CRISE, pour vaincre cette dévaluation imminente du Franc CFA, devra mobiliser à travers les pays de la CEMAC d’importants moyens humains et matériels nécessaires et les déployer par devant les instances judiciaires internationales compétentes pour faire condamner la France à :
1°/ RENFLOUER LE COMPTE D’OPERATIONS EN DEVISES dont les ménages et les entreprises de nos pays qui actuellement se meurent chaque jour ont si urgemment besoin, en application des dispositions des articles 7 et 9 de la convention de coopération monétaire signée le 23 novembre 1972 entre nos Etats et la France aux termes desquelles la France, en contrepartie de sa participation à la gestion et au contrôle de notre monnaie, garantit la convertibilité illimitée du Franc CFA, c’est-à-dire un apport illimité de devises en cas de besoin comme présentement;

2°/PAYER DES DOMMAGES ET INTERETS POUR LES CONSEQUENCES DEVASTATRICES DE LA DEVALUATION DE JANVIER 1994 QUI N’AURAIT JAMAIS DU AVOIR LIEU ;
3°/OUVRIR LES RESSOURCES MONETAIRES DE NOS BANQUES CENTRALES (BEAC ET BCEAO) AUX ETABLISSEMENTS DE MICROFINANCE qui financent les besoins des couches les plus pauvres de nos sociétés évaluées à plus de 83% de nos populations, ces institutions en manque de ressources étant, au contraire des banques dites classiques, les seules capables d’une amélioration significative et définitive des conditions de vie de notre peuple;
4°/ PAYER DES DOMMAGES ET INTERETS A L’ENSEMBLE DES VICTIMES DES BANQUES ET ETABLISSEMENTS DE MICROFINANCE EN FAILLITE, victimes eux-mêmes de la défaillance notoire et inexplicable de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC) au sein de laquelle siège la France et dont les manœuvres frauduleuses perpétrées par ses Agents contre les banques et les Microfinances ont été régulièrement décriées et mises à nue.
Alors que cette lettre est encore en cours de diffusion, le caractère particulièrement grave des décisions prises lors de la «SESSION EXTRAORDINAIRE DU 22 MAI 2017 DU COMITE DE POLITIQUE MONETAIRE (CPM) » de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) qui s’est tenue à YAOUNDE m’oblige à vous adresser cette autre lettre ouverte, la cinquième depuis la fin du mois de Mars 2017.
En effet, dans les propos liminaires du Gouverneur de la BEAC qui dit présenter aux journalistes «la synthèse des discussions qu’ils ont eues au cours de cette session extraordinaire du CPM», il ressort que les travaux du CPM ont porté sur deux principaux points à savoir «les mesures de redressement de la position extérieure des pays de la CEMAC adoptées par ce Comité (et) le dispositif d’apport de liquidité en urgence envisagé dans la CEMAC».
Sur les «mesures de redressement de la position extérieure des pays de la CEMAC», le Gouverneur de la BEAC et Président du CPM a exposé «qu’en dépit des mesures prises par le CPM du 22 Mars dernier et mises en œuvre en vue de consolider la position extérieure de la Sous-région, force est de constater que la tendance baissière des réserves de change est encore loin de se retourner», et qu’en «conséquence la présente session extraordinaire du CPM a adopté aujourd’hui même des mesures supplémentaires en vue de consolider nos réserves».
Et comme mesures supplémentaires adoptées, le Gouverneur de la BEAC annonce : «1°/ la réduction de 20% des objectifs de refinancement de deux pays dont la position en Compte d’Opérations est débitrice ; 2°/ la baisse automatique de 10% de l’objectif de refinancement de tout pays dont la position en Compte d’Opérations serait créditrice, mais dont le ration du solde en compte d’opérations sur la circulation fiduciaire serait inférieur au seuil minimal de 15% ; 3°/ la réduction complémentaire de 10% de l’objectif de refinancement de tout pays dont la position créditrice en Compte d’Opérations deviendrait débitrice après qu’il ait enregistré une première réduction de 10% de son objectif de refinancement sur la base du ration du solde en compte d’opérations sur la circulation fiduciaire».
Concluant au conditionnel sur ce chapitre, le Gouverneur de la BEAC dit que «la mise en œuvre de ces mesures devrait permettre de stopper la tendance baissière des réserves de change de la Sous-Région et favoriser le rétablissement, à un niveau confortable et dans les meilleurs délais, de notre position extérieure» et de préciser pour terminer que les mesures de politique monétaire qu’ils viennent ainsi de prendre sont complémentaires «des efforts d’ajustement budgétaire fournis actuellement par nos Etats membres» et que «la signature des accords avec le FMI et l’aide attendue des bailleurs de fonds internationaux dans la mise en œuvre des nouveaux programmes permettront aux pays de la CEMAC de mobiliser des ressources importantes et indispensables à la consolidation de leur position extérieure».
En tant qu’Auditeur Bancaire, c’est-à-dire le dépositaire dans nos pays de la technique d’Audit bancaire qui est la science de gestion des risques bancaires, qu’il s’agisse de risques bancaires individuels ou de risques bancaires collectifs, mon devoir comme Sentinelle de nos pays en cette matière n’est pas de condamner une quelconque solution adoptée face à un risque bancaire donné comme celui de la dévaluation imminente du Franc CFA, mais de faire mes propres constations de faits probants pour indiquer la solution idoine à ce risque.
Il y a en effet un peu plus de cinq ans déjà, comme vous le savez, que j’ai été appelé aux côtés des victimes des risques bancaires collectifs, c’était le 28 Novembre 2011.
L’Audit Bancaire, cette science de gestion des risques bancaires dont je vous parlerai de sa théorie et de sa pratique en d’autres circonstances, venait alors de m’être révélé pour l’accomplissement de ma mission d’Auditeur bancaire et l’affaire COFINEST, la société anonyme et établissement de Microfinance dénommé Compagnie Financière de l’Estuaire dont la faillite avait été rendue publique à Douala le 18 Février 2011, m’avait été alors donnée comme cobaye.
Gérer un risque s’inscrit dans un double objectifs : curatif lorsqu’il s’agit de faire rétablir les victimes dans leurs droits et préventif lorsqu’il s’agit de prémunir les victimes potentielles contre la survenance d’un dommage imminent : c’est le cas qui nous intéresse.
Pour ce qui est de la dévaluation du Franc CFA qui s’approche à grands pas, il s’agit bien entendu d’un risque bancaire collectif au même titre que la faillite d’une banque, sauf que leurs conséquences sont sans comparaison possible tant les ravages socio-économiques d’une dévaluation, si petite soit-elle, sont d’une gravité exceptionnelle pour le peuple tout entier.
Les mesures prises par la Session Extraordinaire du CPM le 22 Mai 2017 et annoncées par le Gouverneur de la BEAC permettront-elles de nous éloigner le spectre affreux et horrible de cette dévaluation ?
Mes constatations personnelles sur ce risque vous ont été graduellement délivrées, à partir du mois de décembre 2016 où, répondant aux questions du rédacteur en Chef du quotidien « La Nouvelle Expression» dans un entretien publié dans ledit journal le 19 Décembre 2016, je déclarais par avance que les mesures que prendrait le Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de la CEMAC qui devait se tenir à YAOUNDE le 23 Décembre ne pouvaient être qu’un échec cuisant, le diagnostic dressé par les Experts de la BEAC relativement au problème dont souffrent nos économies étant faux.
J’y précisais que nos économies souffraient d’abord et avant tout d’une crise monétaire avant une crise économique, et donc que la solution idoine à nos difficultés était d’abord monétaire et non économique.
A la conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC tenue en Guinée Equatoriale le 17 Février 2017, le nouveau Gouverneur faisait constater aux Chefs d’Etat que nos réserves de change étaient épuisées et qu’il fallait les reconstituer, ce qui était un constat juste.
Mais comme solution il leur fit dire qu’il fallait contraindre d’urgence les multinationales exportatrices à rapatrier leurs recettes.
Par une lettre ouverte que je lui ai adressée en votre nom et pour votre compte le 28 Mars 2017, je lui ai dit que le diagnostic qu’il venait de poser était enfin juste, mais que la solution adoptée resterait insuffisante pour pouvoir reconstituer ces réserves de change et qu’il fallait non seulement appeler tout à contribution, mais aussi et surtout appeler la France en garantie de la convertibilité illimitée du Franc CFA en application des dispositions de la convention de coopération monétaire qui justifient sa présence dans nos Banques Centrales (BEAC et BCEAO).
Bien évidemment je n’ai pas été écouté et nous pouvons constater tous ensemble, au jour d’aujourd’hui, que les mesures prises tant à YAOUNDE le 23 Décembre 2016 qu’en Guinée Equatoriale le 17 Février 2017 ont échoué, justifiant de nouvelles mesures prises le 22 Mars 2017 qui ont également échoué pour le contraindre à prendre encore des mesures qu’il dit complémentaires à celles-ci par la Session extraordinaire du CPM du 22 Mai 2017.
Ces dernières porteront-elles les fruits souhaités pour nous éviter la dévaluation imminente du Franc CFA ?
Je laisse à chacun de vous le soin d’en tirer de lui-même les conclusions qui s’imposent mais seulement, en me limitant aux faits qu’il m’est loisible de commenter dans tous les sens puisqu’ils sont avérés et viennent de la source la plus autorisée, je dois vous dire sans détours que les mesures prises par le CPM du 22 Mai 2017 confirment bel et bien que le taux de couverture extérieure de notre monnaie baigne désormais dans la zone rouge où doit intervenir à tout moment la dévaluation du Franc CFA : la réduction progressive des objectifs de refinancement intervient lorsque le taux de couverture extérieure du FCFA est inférieur à 20%, c’est-à-dire dans la zone rouge.
Le dispositif qui annonce la nouvelle dévaluation du Franc CFA se met donc déjà en place.
J’ai indiqué ci-dessus comment nous pouvons l’éviter, et invite encore humblement les Elus du peuple et autres leaders d’opinions; les Organisations Patronales, Syndicales et Corporatives; les Entreprises, Chefs d’entreprise, Hommes et Femmes d’affaires; les Organisations religieuses, Associations, Société civile ; les Organisations nationales et internationales de promotion et de protection des droits des humains; les jeunes diplômés et non diplômés en quête d’emplois décents ; les jeunes élèves et étudiants; tout Homme et toute femme de bonne volonté épris de paix et de justice sociale, etc., à m’apporter vos soutiens multiformes pour la constitution urgente de ce Comité de Gestion du risque imminent d’une nouvelle dévaluation du Franc CFA, afin que soit libéré le peuple d’Afrique Zone Franc des liens de servitude par lesquels le Franc CFA et son système bancaire subtilement esclavagiste le maintiennent captif dans une pauvreté endémique inexplicable, et fait de nous des éternels assistés en dépit des immenses richesses naturelles dont la Providence nous a gracieusement comblés.
Je voudrais interpeller tout particulièrement les Actionnaires et les dirigeants des Etablissements de Microfinance sur la précarité de leur situation et les inviter à être aux avant-postes dans ce combat contre la dévaluation imminente du Franc CFA.
En effet, un autre fait gravissime qui confirme l’imminence du risque de dévaluation du Franc CFA, réside dans le motif de la mise en place du «DISPOSITIF D’APPORT DE LIQUIDITE EN URGENCE AU SEIN DE LA CEMAC» dont le Gouverneur de la BEAC a parlé en deuxième point de son exposé liminaire aux journalistes.
Voici ce qu’il dit de ce dispositif : « …L’apport de liquidité en urgence consiste à fournir, de façon discrétionnaire et exceptionnelle, de la liquidité à une institution financière solvable mais souffrant de tensions de liquidité sérieuses pouvant entrainer un risque financier majeur pour notre Sous-région. La mise en place de ce dispositif dans la CEMAC est principalement motivée par le contexte régional marqué par la vulnérabilité de la situation de trésorerie de plusieurs banques, en liaison notamment avec les difficultés financières des Etats. Elle est donc de portée systémique. Les modalités pratiques de ce dispositif seront finalisées d’ici la fin de l’année. D’ores et déjà, le Comité de Politique Monétaire a toutefois pris acte de ces grandes orientations et donné son accord pour qu’il soit appliqué pour répondre aux situations d’urgence qui pourraient survenir avant la fin de l’année».
Je ne ferai aucun commentaire sur ce dont la gravité ressort déjà et très clairement des propos-mêmes du Gouverneur de la BEAC, l’urgence étant telle qu’il est impossible d’attendre que les modalités pratiques de ce dispositif soient finalisées d’ici la fin de l’année avant qu’il ne rentre en application dès lors qu’on entrevoit des «situations d’urgence qui pourraient survenir avant la fin de l’année».
Mais je dois le confirmer, pour que vous en compreniez bien la gravité de la situation que présente le Gouverneur de la BEAC, par ailleurs Président du CPM et même de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC), et pour que j’en fasse la transition pour parler de la situation des Microfinances qui m’intéresse au plus haut point avec leurs clients tout en m’inquiétant, qu’il y a des banques dites classiques dont les besoins pour rétablir l’équilibre de leurs structures financières se chiffrent, à vue d’œil, à plus de 100 Milliards de Francs CFA.
Mais il n’est pas exclu que dans nos pays où la corruption a atteint des niveaux impensables que certaines de ces banques, dans l’attente de la dévaluation du franc CFA dont elles ont été longtemps au courant avant le bas peuple, aient «exporté» progressivement une bonne partie de l’épargne des ménages qu’elles ont collectée, se mettant artificiellement en difficulté mais accélérant tout de même, par ricochet, le processus qui doit conduire à cette dévaluation.
Mais si une difficulté se présentait entretemps, la BEAC, la COBAC dont les manœuvres déstabilisatrices des Microfinances qui sont les véritables banques des pauvres dans nos pays ont été souvent décriées et mises à nue et le CPM se réuniraient pour soutenir ces banques coloniales, sans égard à ce que deviendraient les Microfinances et leurs clients.
Me déployant sur le terrain depuis quelques jours pour la mise en place du Comité de crise contre la dévaluation imminente du Franc CFA que je vous propose pour vaincre ce risque bancaire, j’ai pu en effet avoir confirmation d’un fait troublant dont j’avais déjà entendu parler sans y croire : c’est que la plupart des Etablissements de Microfinance disent qu’ils «se refinancent» à l’étranger.
C’est dire qu’en cas d’une dévaluation du Franc CFA dont l’amplitude pourrait être de 100 et même 200%, la Microfinance qui aurait eu recours à ce mode de «refinancement» verrait du coup sa dette multipliée par deux, trois et même par quatre, le conduisant inévitablement à la faillite, et avec elle ses clients.
Pendant ce temps les banques dites classiques pourront alors rapatrier tranquillement leurs fonds qui auraient été multipliés par deux, par trois et même par quatre. Les pauvres pourront alors devenir de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches.
Puisse l’Eternel Dieu Tout-Puissant qui m’a établi Auditeur Bancaire au milieu de son peuple nous appeler à nous mobiliser tous, comme un seul homme, pour mener à bien l’action qu’il a inspirée pour nous affranchir du joug de cette servitude qui nous maintient captifs dans une pauvreté explicable alors qu’Il a gracieusement pourvu nos pays d’immenses richesses naturelles !

 

NUMKAM Pierre

Ancien Cadre Supérieur de la BEAC 

Expert Financier agréé auprès de la Cour d’Appel du Littoral

Auditeur Bancaire demeurant à Douala

Président de la Mutuelle des Consommateurs MIACBIS (Réc. N° 040/RDDA/F.35/BAPP)

E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Tél (237) 670 50 69 32 / 699 67 68 08 / 243 18 22 63                              

 

Dernière modification le lundi, 05 juin 2017 16:13

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