vendredi 24 novembre 2017
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Institutions sportives internationales : Le Cameroun de l’abondance à néant Spécial

Le label vert-rouge-jaune a fini de perdre sa côte avec l’échec de Kalkaba Malboum.


Ce 10 mai 2017, Hamad Kalkaba Malboum a perdu l’élection pour la présidence de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (Acnoa) à Djibouti, face au général ivoirien Lansana Palenfo. Sans avoir concouru, en raison d’une suspension survenue quelques jours plus tôt pour manquement à l’éthique sportive et actes de corruption relevés par les décideurs de l’Acnoa. C’est que l’homme a bénéficié de moyens financiers du gouvernement camerounais, de l’ordre de 180 millions de francs Cfa, pour sa campagne électorale. Argent qui devrait servir d’achat de vote, selon le comité d’urgence de l’Acnoa qui a reçu copies des notes du Premier ministre camerounais et du ministre des Relations extérieures. L’une ordonnant au ministre des Finances le décaissement de l’argent et l’autre saisissant des homologues africains à l’effet d’intercéder pour obtenir les votes favorables au Camerounais. Plus grave, l’Acnoa a saisi la grille de répartition des 180 millions.


En attendant que le comité d’éthique de l’instance continentale voie plus clair dans le dossier, le président du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc) que Lansana Palenfo redoute depuis son arrivée en 2005, n’aura peut-être plus la chance d’accéder à cet autre poste qui lui échappe depuis des lustres. D’autant plus que la suspension provisoire de toute activité liée au mouvement olympique, infligée par le Comité d’urgence de l’Acnoa, a effet sur ce qu’il lui restait comme dernière casquette internationale : celle de président de la Confédération africaine d’athlétisme. C’était la dernière ficèle sur laquelle l’homme surfait encore depuis l’échec à rempiler à la tête du Conseil international du sport militaire (Cism) en 2014. Après seulement un mandat. Difficile pour un homme habitué au cumul des postes, de retourner reconquérir la présidence de l’Organisation du sport militaire en Afrique (Osma) qu’il a laissée en 2008 après avoir arraché la présidence mondiale. Ici au moins on n’est pas astreint aux lois de l’olympisme.


Junior Binyam à l’étroit


Kalkaba Malboum tombe un peu moins de deux mois après Issa Hayatou. Après 29 années ininterrompues passées à la tête de la Confédération africaine de football (Caf), le prince de Garoua a été laminé par un no name. Le score a révélé que l’auteur de la modernisation du football camerounais n’avait pas vu le vent changer de direction. L’homme que le Cameroun et l’Afrique venaient de célébrer pour avoir atteint le graal (président transitoire de la Fifa) effectuait une chute libre, sous l’effet de ceux même qui lui avaient toujours prêté allégeance. Le baobab emporta avec lui les arbres et arbustes vert-rouge-jaune qui évoluaient sous son ombre. Ainsi, plus aucun des 11 membres des commissions que le Cameroun comptait à l’ère de la normalisation (et la liste a été actualisée avec l’élection de Tombi à Roko), ne figure parmi les hommes d’Ahmad. Junior Binyam reste la seule figure importante encore perceptible dans la maison du football africain au Caire. Mais le nouvel organigramme rendu public à Bahreïn lors du premier comité exécutif de la Caf, montre bien que désormais, le directeur de la communication de la Caf sera encadré par une commission des médias chapeautée par le Nigérian Amaju Pinnick, assisté de l’Algérien Hedi Hamel arrivé dans les bagages d’Ahmad. Le tout sous la responsabilité d’un «secrétaire général adjoint en charge du marketing et de la communication avec autorité sur la direction de la Communication et des médias et sur celle Marketing et Tv».


Ainsi, si on excepte la présidence d’honneur accordée lors du Congrès de la Fifa de ce mois à Issa Hayatou, en récompense à ses années de services dans le football et surtout à la Fifa, le pays des Lions indomptables devra se contenter d’avoir Ali Adji comme président de la Confédération africaine de la discipline. Une discipline non olympique. Autant dire que le pays de Paul Biya a du chemin à faire pour espérer retrouver une place de choix dans le concert des nations. Et le football qui était la vitrine principale du sport nationale, peine à sortir de la crise électorale déclenchée en 2013.

 

Dernière modification le jeudi, 18 mai 2017 15:23

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