mercredi 28 juin 2017
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Jean Louis Roy « pour réussir le passage à l’économie numérique, il faudra assurer le contrôle des fréquences de spectre» Spécial

Réussir le passage à l’économie numérique au Cameroun comme dans tous les pays du monde impose au gouvernement des tâches incompressibles. Pour cela, il faut rendre disponible des infrastructures robustes et de grandes capacités qui permettent l’exploitation de l’internet mobile. Cela permettra aussi d’assurer les interconnexions avec le Tchad, le Congo, le Nigéria grâce à l’extension de la fibre optique. Il sera donc important de mettre en œuvre le plan d’interconnexion « The central African Backbone (CAB) » confié par le groupe de la Banque mondiale.

Par la suite, le Cameroun devra se doter d’institutions fortes et fiables pour la régulation du domaine. Ces institutions doivent comprendre la concession de spectres et l’examen de conformité des choix des opérateurs avec les engagements pris.

Pour réussir le passage à l’économie numérique au Cameroun il faudra assurer et garder le contrôle des fréquences de spectre sur le pays et contribuer à le garder sur le continent. Ces fréquences sont sources de revenus considérables pour l’administration publique. Leurs locations à des opérateurs nationaux ou étrangers comportent la chance de négocier et de renégocier la qualité des infrastructures, celle des services mobiles aux citoyens et aux entreprises.

Il faudra également contribuer à la connaissance des potentialités du numérique. Cela doit se faire avec les partenaires de la société civile, patronat, syndicats, coopératives, corporation professionnelle et autres. Enfin il faudra mettre à disposition les programmes de formation, assurer un soutien à la gestation et au développement des entreprises émergentes du domaine, anticiper une cohabitation d’un nouveau type avec d’éventuels opérateurs mécaniques.

Le Cameroun aura besoin d’une abondante main d’œuvre en soutien à l’économie numérique. En Avril dernier, Google annonçait un vaste de programme de formation d’un million de jeunes africains aux métiers du numérique. Ce partenaire qui connait une forte croissance sur le continent et y fait de solides profits est-il prêt à investir sur le continent, à produire des supports de qualité dont le coût soit ajusté aux capacités des consommateurs africains ? A terme les pays du continent devront examiner l’offre technologique asiatique et occidentale. L’offre de service des grands groupes américains Versus, celle des grands groupes chinois et décider où se loge leurs meilleurs intérêts.

Réussir le passage à l’économie numérique c’est investir à une recherche multidimensionnelle par grappes : grappe sociale comprenant notamment le travail, l’éducation, la santé ; grappe économique comprenant la gestion, la production des biens, la vente en ligne ; grappe culturel comprenant la numérisation des patrimoines anciens et actuels et l’inscription des œuvres culturelles dans les circuits de diffusion ouverts par internet.  

 

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