jeudi 24 août 2017
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20 mai 2017 : Le front du boycott du défilé s’élargit

Déjà trois partis de l’opposition dans le mouvement.


Dans un communiqué de presse, Edith kahbang Wallah appelle les militants du Cameroon people’s party (Cpp) à ne pas prendre part au défilé de la fête de l’unité qui se célèbre le 20 mai. Ce en raison des divergences de vue sur la compréhension de l’Unité nationale entre le gouvernement et le Cpp. «L’unité suppose le rassemblement et non l’exclusion de certains groupes comme c’est actuellement le cas avec ce gouvernement», justifie la présidente du Cpp. Une reconduction d’un mot d’ordre de 2016. «Le Cpp refuse de cautionner la division de ses militants en deux catégories ; ceux qui peuvent défiler dans l’arrière-pays et ceux qui ne peuvent pas défiler à Yaoundé», justifiait alors le parti de Kah Walla.


La crise anglophone au menu


«En cette année 2017, sur les plans politique, économique et social, la dynamique d’exclusion des Camerounais (es) ne fait que s’amplifier. Les fractures se multiplient et notre vivre ensemble est plus que jamais menacé», argumente le communiqué. Mettant un point d’honneur sur la crise dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest «avec son lot d’arrestations arbitraires, de brutalité à l’égard des populations, de violations des droits fondamentales de près de cinq millions de citoyens, de morts et de pertes économiques», mentionne-t-on. Un point en partage avec le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) pour qui «les acteurs fondamentaux de cette unité sont les masses populaires, qui doivent s’unir face aux manœuvres des élites régionalistes et tribalistes qui minent l’avenir du Kamerun». En clair, «nous ne pouvons pas participer aux festivités officielles alors que nous ne sommes pas d’accord avec la gestion actuelle de la crise anglophone…» Mieux «nous ne pouvons pas afficher une quelconque concorde avec un gouvernement qui ne connait pas le dialogue, continue à refuser les reformes électorales essentielles et qui, dans une fuite en avant, conduit notre pays par sa gouvernance, à des lendemains certainement chaotiques», souligne Kah Walla.


«L’unité nationale ne se décrète pas»


Pour Jean Benoît Mevoa et Valentin Dongmo Fils, secrétaire général et premier vice-président du Manidem et signataires de la déclaration du parti upéciste relatif à la fête du 20 mai, «l’unité nationale ne se décrète pas. Elle se construit méthodiquement, par la consolidation de notre souveraineté et la mise en œuvre d’une politique démocratique ayant pour principale boussole, les aspirations du peuple kamerunais»
Moins intransigeant, le Manidem n’appelle pas clairement à la non participation au défilé, mais ne s’aligne sur les positions du gouvernement qui résume l’unité nationale au défilé des forces vives de la nation. Le Manidem qui «appelle les Kamerunais à la vigilance», regrette que le régime Biya gère l’avenir du Kamerun comme une loterie et pense que «plus que jamais, la nécessité d’un changement s’impose».
Le Cpp et le Manidem s’alignent ainsi sur les positions du Social democratic front (Sdf) qui a depuis le week-end dernier appelé au boycott du défilé du 20 mai. Le parti leader de l’opposition dénonçait notamment la gestion de la crise anglophone par le gouvernement. Le débat était en cours au sein de l’opinion, lorsque les deux autres partis de l’opposition ont suivi le Sdf. A une semaine de l’échéance, il est possible que le mouvement s’amplifie, avec l’entrée de la société civile sur la scène. Le principal point de divergence étant la crise anglophone qui a déjà vu des leaders de la société civile condamner les méthodes gouvernementales sur la question.

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