vendredi 24 novembre 2017
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Crise anglophone : Ngnie Kamga s’accroche sur la défense des détenus Spécial

Après le désaveu de Bernard Muna et Claude Assira, Phyllipe Mémong est monté au créneau pour conforter le bâtonnier.

«Le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats au Barreau du Cameroun qui préside le Conseil de l’Ordre, est le seul organe représentatif de cette Institution. Ses pouvoirs et prérogatives, de même que ceux du Conseil de l’Ordre sont clairement précisés dans la Loi N° 90/059 du 19 décembre 1990 portant organisation de la profession d’Avocat, et le Règlement Intérieur. Il a le pouvoir de diriger le Barreau, et tient le bâton de l’Ordre». Me Phyllipe Mémong, secrétaire général de l’Ordre des avocats du Cameroun, a tenu à faire cette précision. Au lendemain de la conférence de presse donnée par un collectif d’avocats conduit par Bernard Muna, pour désavouer le bâtonnier Ngnie Kamga, signataire du communiqué informant l’opinion de la reprise du travail dès le 2 mai par les avocats dans la zone anglophone du pays. C’est que, le collectif que conduit Me Muna a dénoncé l’unilatéralisme du bâtonnier en chaire dans cette prise de position. Mieux, il y a querelle autour de la préséance dans la défense de ces personnes interpellées et qui sont jugées devant le tribunal militaire de Yaoundé. Alors que d’une part on place Bernard Muna en tête de file, d’autre part, on assure que la tradition veut que cela relève de la compétence du bâtonnier de chaire. «La préséance du Bâtonnier en chaire dans la défense pénale de ses confrères, outre qu’elle va de soi, a toujours été la règle au sein de notre Ordre», rappelle Me Mémong. Citant notamment les procès de l’ancien Bâtonnier Black Yondo avec le Bâtonnier Bernard Muna, ou lors des poursuites contre les confrères Luke Sendze, Francis Sama et autres avocats avec le bâtonnier Patrice Monthe.


Ngnie Kamga veut ignorer Mancho et compagnie


Mais derrière cette guerre de positionnement, se pose un autre problème : la défense des autres accusés, non membres du barreau. Avec la jonction des procédures, le clan Muna voit un pan du problème résolu car il y a désormais une même affaire. Pas question, refuse-t-on de l’autre côté. Pour Me Mémong, «la défense ordinale que porte le bâtonnier devant le Tribunal militaire de Yaoundé,…ne saurait profiter à des individus qui ne sont pas membres de la profession d’avocat». Citant ainsi entre autres Mancho Bibixy, le Dr Fontem Neba,… codétenus de leurs confrères Felix Nkongho Agbor Balla et Abadem Walters.


En attendant le 2 mai, date annoncée par Jackson Ngnie Kamga pour le retour dans les tribunaux des avocats exerçant dans les deux régions en crise, la guerre se porte bien, et les partisans d’une libération préalable des personnes incarcérées, n’ont pas encore l’intention de capituler.

Dernière modification le vendredi, 21 avril 2017 19:50

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