lundi 11 décembre 2017
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Paul Biya répond à Marafa et Jeune Afrique Spécial

Le porte-parole du gouvernement a réagi en urgence à des propos l’ex Sg/Pr Tchiroma.


«J’ai conseillé à Paul Biya de ne pas se représenter, j’en paie aujourd’hui le prix fort». Cette phrase prononcée par Marafa Hamidou Yaya, dans l’interview qu’il a accordée à Jeune Afrique la semaine dernière, fait encore mal au régime de Yaoundé. Et comme cela peut apparaitre dans cette citation, l’ex secrétaire général de la Présidence de la république (Sgpr), continue de clamer son innocence dans l’affaire qui l’a conduit à la condamnation à une peine d’emprisonnement de 20 ans ferme. Pour «complicité intellectuelle et détournement de deniers publics», à hauteur de 29 millions de dollars américains, soit près de 14,5 milliards de francs Cfa. De l’argent initialement destiné à l’achat d’un avion présidentiel de type Boeing Business Jet 2 (Bbj2), et qui a pris des voies introuvables, alors que Paul Biya a reçu un vieil avion retapé qui a menacé de faire crash dès le premier voyage. Quoi qu’il en soit, ce n’est plus le lieu de reparler du procès. «Le Gouvernement par ma voix, a dans des adresses précédentes, établi en quoi M. Marafa est un prisonnier de droit commun, détenu dans les conditions tout à fait conformes aux règles et aux procédures en vigueur dans le droit camerounais», rappelle Issa Tchiroma, le porte-parole du gouvernement. Au cours d’une conférence de presse donnée ce mercredi à Yaoundé.


Un prisonnier de droit commun


«M. Marafa Hamidou Yaya ne cesse de clamer à qui veut l’entendre qu’il est innocent des faits pour lesquels il a été condamné, qu’il est un prisonnier politique et sa détention est du reste arbitraire», dénonce le porte-parole du gouvernement. Mais l’homme ne peut manquer de revenir sur ce procès marathon, pour détailler en bref que l’ex Sgpr avait pour mandat de conduire le processus d’acquisition d’un aéronef pour les voyages du Chef de l’Etat, et des 31 millions de dollars américains à lui confiés, l’homme qui s’était associé au directeur général de la Cameroon airlines (Camair), Yves Michel Fotso, passera par Gia, une société, pour virer l’argent à Boeing. Mais une mission du gouvernement auprès de Boeing constatera «que la société Boeing n’avait reçu que deux millions de dollars de la société Gia». Sans que les principaux acteurs des transactions ne puissent justifier la disparition de 29 milliards. «Voilà donc pour le statut de prisonnier de M. Marafa, qui indique clairement qu’il s’agit d’un prisonnier de droit commun, puisque l’infraction du détournement de deniers publics dont il a dûment été reconnu coupable, est une infraction de droit commun au sens de la loi pénale camerounaise en tout cas», conclut Issa Tchiroma.


La presse appelée en renfort


Mais l’ancien haut commis de l’Etat n’est pas la seule cible du gouvernement. Jeune Afrique qui a ouvert ses colonnes à ce «récidiviste», est la principale cible des flèches gouvernementale. «L’on peut aussi s’interroger sur la récurrence de l’hostilité éditoriale dont ce journal fait montre dans le traitement qu’il fait de toute actualité concernant notre pays», attire-t-il l’attention. Repertoriant une vingtaine d’éditions de l’hebdomadaire panafricain, depuis 2011, Tchiroma fait observer que le magazine de Bechir Ben Yamed s’acharne sur Paul Biya et sa famille, et victimise Marafa Hamidou Yaya. De quoi y voir «une volonté manifeste de détruire la stabilité de nos Institutions, de saper nos valeurs et de travestir la perception que le monde entier peut avoir de notre Nation».
Pour l’aboyeur de Biya, «lorsque des faits sont ainsi tronqués et ceci de manière grossière», il y a des doutes à émettre sur la nature journalistique de l’entreprise de Jeune Afrique. Peignant une face positive du Cameroun, l’homme regrette que le journal ne le constate pas. Invitant la presse nationale à «un engagement objectif de [ses] positions éditoriales, au service de la vérité des faits qui sous-tend votre noble métier».


L’affaire fait si mal que Issa Tchiroma a du retenir la presse à son cabinet de 16h à 23h pour cette communication. Des informations faisant état de ce que Etoudi suivait l’affaire personnellement.  

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