samedi 23 septembre 2017
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Football professionnel : La guerre sur le terrain des sponsors Spécial

Le président de la Ligue et les présidents des clubs ne s’accordent pas sur le cas Garman. Et même Ifap.

 
«L’assemblée a expressément demandé au général de rompre le contrat Garman», a-t-on entendu de la bouche de plusieurs présidents de clubs au sortir de l’assemblée générale de la Ligue de football professionnel (Lfpc) tenue hier 14 avril 2017. «C’est un contrat de quatre ans, mais il ne nous sert à rien. On dit que tu portes ses maillots si tu veux : ça veut dire que eux-mêmes savent ce qu’il y a dans le contrat et qu’il n’est pas contraignant», analyse Léopold Yamdjeu, représentant de l’Unisport de Bafang aux travaux. A cette occasion, les personnages sandwich de l’équipementier tenaient à liquider définitivement cette question qui commence à trop durer. A peine une saison jouée avec les accessoires de cet équipementier «imposé» par la hiérarchie de la Ligue. Dans des conditions jusqu’ici dénoncées par la base. Laquelle a récemment demandé que le contrat soit mis à la disposition des commissions des marchés publics et juridiques de la Ligue, pour lecture approfondie. En vain.


Le sujet alimente des frustrations depuis que Pierre Semengue et cet équipementier sont rentrés en contrat. «Garman n’est pas un sponsor, mais un équipementier ; et nous ne gagnons rien dans ce partenariat puisque nous déboursons de l’argent pour avoir les équipements», avait dénoncé en son temps Emile Onambélé Zibi du Tonnerre kalara club (Tkc). Et en se lançant à la course pour la succession du président transitoire, Franck Happi avait clairement prévu de mettre un terme à ce contrat qui «était un contrat de dupes». Après avoir résisté, Pierre Semengue a fini par plier devant ses associés. Même s’il n’a pas encore rompu. Toujours est-il que «nous en avons fini une fois pour toutes», semble trancher un participant à l’assemblée générale. Le retour de Mtn devant à n’en point douter régler le problème à la satisfaction générale. «Mtn devrait exiger le port des maillots floqués de son logo», apprend-on. Pierre Semengue, lui, n’a pas encore dit son dernier mot : «Ils ont demandé de résilier les contrats avec Garman et Ifap ; nous allons soumettre un dossier à notre commission juridique parce qu’il ne faut pas que nous perdions ; que ça conduise à une perte ; que ce soit fait dans les règles de l’art», recadre le président.


Autant dire que le général-président n’a pas encore admis qu’il faut rompre pour tourner la page de ce partenaire tant décrié par ceux même qui utilisent les produits mis à leur disposition. L’homme se sent de plus en plus esseulé. Ceux même qui ont ouvertement porté la candidature du président transitoire, ne regardent plus dans la même direction que leur champion d’hier.

Dernière modification le samedi, 15 avril 2017 16:45

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