dimanche 30 avril 2017
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Secteur médical : Les médecins crient leur malaise, Mama Fouda oppose des représailles Spécial

Le ministre de la Santé publique méconnait une association appelant à la grève.


Pas moins de deux textes signés le même jour par André Mama Fouda. Dans un premier temps un communiqué radio-presse pour non seulement appeler les médecins du Cameroun à «continuer à vaquer sereinement à leurs occupations avec le rendement attendu», au motif que «le Symec qui appelle à la grève tous les médecins, n’est pas pour le moment, reconnue comme ayant une existence juridique au sens de la loi N°68/LF/19 du 18 novembre 1968 relative aux associations ou syndicats professionnels non régis par le code du travail». Et dans une second temps une lettre-circulaire adressée aux responsables des établissements hospitaliers du pays, les informant d’une réunion de travail qu’il a tenue le 28 mars 2017 avec le Symec, «dans le but de mieux la connaître». Et «au cours des échanges, j’ai appelé les bonnes dispositions du gouvernement à dialoguer avec toutes les organisations syndicales et ma disponibilité à soutenir toutes propositions concrètes et soutenables sous réserve d’une part que l’organisation soit constituée dans le respect des lois et règlements de la république et particulièrement pour les médecins dans le respect de l’éthique et de la déontologie de cette noble profession». André Mama Fouda dit alors avoir demandé au Syndicat des médecins du Cameroun (Symec) «de déposer dans les meilleurs délais les pièces délivrées par le Minatd, les procès-verbaux de l’assemblée générale élective, les statuts ou tout autre document justifiant l’existence légale du Symec». Ce qui, aux yeux du Minsanté, n’a pas été fait, regrette-t-il.

 

Les problèmes existent pourtant


Entre temps, le patron de la santé publique dit découvrir sur les réseaux sociaux un mot d’ordre de grève lancé par ledit syndicat à compter du 17 avril 2017. Alors «je vous demande de bien vouloir veiller à ce que tous les médecins soient présents à leurs postes de travail avec un rendement effectif», prescrit le Minsanté à l’intention des chefs d’établissements hospitaliers. «Ce d’autant plus que cette organisation –Symec- n’a pas pour l’instant n’a pas pour l’instant d’existence juridique conformément à la lettre du Minatd du 11 avril 2017», justifie-t-il. En clair, André Mama Fouda méconnait le Symec et ne souhaite pas voir son mot d’ordre de grève être respecté. Et la double sortie de Mama Fouda sonne comme une mise en garde contre tout médecin qui essaierait de suivre ce mouvement d’humeur. «L’illégaliste» contrarie le ministre : «Confiant que le Cameroun est un Etat de droit, et ayant confiance en la justice, nous avons décidé de porter ce sujet devant la loi afin que les droits et les libertés des travailleurs en général soient rétablis, et ceux du Symec en particulier», réagit-on au Symec. Se moquant du ministre : «Notre récépissé de dépôt porte le N°6562 du 25 juillet 2016 de la Préfecture du Mfoundi», précise-t-on.


Sur le terrain, on ne veut pas se laisser distraire par la querelle sur la légalité du syndicat signataire du mot d’ordre. «Avec ou sans le Symec, nous observerons le mouvement de grève car les problèmes posés sont pertinents», brandit un médecin. Entre autres revendications, le Symec exige une assurance maladie de base à couverture universelle, la revalorisation salariale pour les médecins du secteur public, le versement direct des subventions de l’Etat aux médecins du secteur privé sous forme de primes mensuelles. Des problèmes visiblement esquivés par la dernière mesure du Chef de l’Etat en février dernier.

Dernière modification le samedi, 15 avril 2017 16:38

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