mardi 30 mai 2017
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Alliance : Le Rdpc et ses alliés renouvellent en catimini Spécial

La nouvelle n’est rendue publique que ce jour, alors qu’elle date du 8 mars.


Robert Bapooh Lipot a glissé l’information au cours d’une conférence de presse qu’il donnait ce jour à l’hôtel des députés, à l’occasion du 69ème anniversaire de l’Union des populations du Cameroun (Upc). Avant de sortir la lettre qui officialise ce renouvellement du pacte signé en 1997, notamment entre Joseph Charles Doumba et Augustin Frédéric Kodock, ci-devant secrétaire général de l’Upc, faction jadis reconnue par le régime de Yaoundé. «J’ai l’honneur de vous confirmer la collaboration entre nos deux formations politiques sur la base de l’alliance conclue en 1997», peut-on lire dans le courrier adressé par Jean Nkuété à son homologue du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). En banalisant cette nouvelle qu’il trouvait évidente, mais aussi qu’il prenait comme un trophée de guerre. Face à ses adversaires internes au parti. «C’est bien moi que le Rdpc a convié à la réflexion sur la crise anglophone», brandit-il.

Pas question de fédéralisme


L’honorable Bapooh Lipot justifie cet acte par le fait que «l’Upc se reconnait dans les accords signés en son temps par le camarade secrétaire général de l’époque, Augustin Frédéric Kodock. Si vous lisez ce document, vous nous donnerez raison, je vous assure», croit-il. Indiquant que «l’Upc exigeait la mise en place de la décentralisation comme mode de gouvernance,… et tout ça a été respecté», se félicite-t-il. en ajoutant que «partout où se décide l’avenir du Cameroun, l’Upc se bat pour y être car les idéaux du parti historique ont toujours été ça». A l’origine, l’Upc luttait pour la réunification, puis l’indépendance du Cameroun. Le tournant de l’histoire l’en a écarté, et les deux Cameroun ont obtenu leurs indépendances avant la réunification, l’Upc bannie et ostracisée. Pour Bapooh Lipot, l’heure n’est plus à regarder dans le rétroviseur. Et surtout, «l’indépendance est réelle. C’est à nous d’en jouir et de lui donner une forme». Occasion de s’opposer radicalement à toute idée de fédéralisme : «revenir au fédéralisme c’est faire marche arrière. Les pères fondateurs de l’Upc étaient issus de toutes les régions du pays et luttaient pour une seule nation camerounaise. Nous ne sommes pas partisans de la marche arrière», clame-t-il.

Dernière modification le lundi, 10 avril 2017 20:46

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