mardi 26 septembre 2017
Connexion S'inscrire

Connexion

FLASH INFO

Lions indomptables : Retour vers un futur incertain Spécial

Questions sur un avenir peu clair ; la justice ayant fait chorus avec les criminels.


La montagne aura accouché d’une souris. C’est le moins qu’on puisse dire au sortir de la réunion de crise tenue mardi dernier au ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep). Après cinq heures d’horloge meublées d’auditions des principaux acteurs de ce qui est désormais appelé Bruxellesgate, aucune sanction n’a été prise. On s’est contenté de savoir de la bouche de Tombi à Roko Sidiki, le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), qu’«il s’agissait de quelques incompréhensions entre des personnes, dans la gestion de certaines rubriques», ce 28 mars 2017 à Bruxelles.


Le monde entier s’en est indigné, le Cameroun a subi la honte, des débats en sont nés. Paul Biya a prescrit des enquêtes qui ont pris la place de la réunion de crise annoncée au Minsep. Avec aux commandes de ce qui était vu comme un abattoir tout un général : Daniel Elokobi, directeur central de la coordination à la Gendarmerie nationale ; et Maxime Eko Eko, le patron de la Direction générale de la recherche extérieure (Dgre),… Pour cuisiner les différents acteurs à divers niveaux. Et à la fin, aucune sanction. Juste un mea culpa d’Hugo Broos, entraîneur national. «J’ai peut-être exagéré dans ma sortie, j’ai peut-être humilié le peuple camerounais ; je demande des excuses», a imploré l’homme par qui tout avait commencé. Et puis plus rien. Face à la pression de la pression, Tombi à Roko qui reconnait qu’«il y a eu petite erreur, grosse conséquence», estimera pour autant que, «à un niveau de responsabilité, il faut éviter de prendre des décisions sous le feu de l’actualité. Je ne voudrais pas me précipiter». Pour promettre que «la presse sera informée de toute décision qui sera prise». Puis plus rien.


Et pourtant le mal a été profond. Le 28 mars 2017, Les Lions indomptables se sont vu refuser l’accès au restaurant de leur hôtel à l’heure du déjeuner. Et même si l’équipe nationale fanion a pu prendre son déjeuner une heure et demie après, le mal avait déjà été fait. Le moral avait déjà été entamé, le programme du staff n’avait pas été respecté. Et au finish, le Cameroun concèdera une défaite (2-1) face au Syli national de Guinée. De quoi courroucer Hugo Broos, l’entraîneur national, qui cracha son venin le soir, en dénonçant les embuches qui parsèment son chemin depuis plus d’un an qu’il est à la tête d’une sélection qu’il a pourtant accompagner au sommet de l’Afrique en février à la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2017. Et le lendemain, c’était au tour d’Oyongo Bitolo de poster un message sur les réseaux sociaux pour déclarer avoir été abandonné à Bruxelles.


Tout cela a causé du tort aux champions d’Afrique, écorné l’image de toute une nation, humilié tout un peuple. Mais les justiciers ont eu la main légère. Et pourtant il s’agit d’une récidive. L’avenir ne s’annonce pas meilleur que le passé. Les générations se suivent et trouent le même mal. Si le vaccin n’existe pas, le sérum au moins pourrait circonscrire la marche du virus déjà dans l’ovaire Lions indomptable.

Dernière modification le vendredi, 07 avril 2017 17:15

LES DERNIERS ARTICLES

LES DERNIÈRES VIDÉOS

+ DE SPORT

0
Partages
0
Partages