mardi 25 juillet 2017
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Lions indomptables : Que d’auditions… pour «rien» Spécial

La réunion de crise tenue au Minsep a conclu à une «incompréhension» entre individus.


«Nous avons pris le temps d’écouter, enfin le ministre des sports et de l’éducation physique, les uns et les autres, ceux qui étaient chargés de donner un compte-rendu des événements de Bruxelles… nous sommes arrivés à la conclusion que c’était un simple problème de personne qui a terni l’image de notre pays». Ainsi Tombi à Roko Sidiki, le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) peut résumer les cinq heures d’horloge de la réunion de crise tenue ce mardi 4 avril 2017 au ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep). Du coup, pas de sanction en vue (dans l’immédiat) à l’encontre des fauteurs de trouble le 28 mars dernier à Bruxelles lors du match amical entre la Guinée et le Cameroun. Une affaire de factures impayée (totalement) qui a poussé les responsables de l’hôtel des Lions indomptables à refuser l’accès au restaurant aux joueurs en mi-journée. On se contentera du mea culpa d’Hugo Broos, l’homme par qui tout a commencé. «J’ai peut-être exagéré dans ma sortie, j’ai peut-être humilié le peuple camerounais ; je demande des excuses», a déclaré l’entraineur sélectionneur. Lui qui, au cours d’une conférence de presse, a craché son venin face à l’amateurisme de l’administration de l’équipe, au point d’envisager son avenir dans l’incertitude. Le technicien en chef justifie le ton de la conférence de presse qu’il a donnée au soir de la défaite (2-1) de Bruxelles, par la peur de voir les efforts fournis se fondre sur l’autel de «l’amateurisme» de l’administration de l’équipe : «Pendant un an, on a bossé pour arriver au sommet. Je remercie le président de la Fécafoot et le ministre des Sports pour l’accompagnement. J’avais peur avec ce qui s’est passé, pour qu’on retombe dans ça», parlant du fossé dans lequel il a trouvé les Lions indomptables. Pour le reste, on se contentera de savoir qu’«il s’agissait de quelques incompréhensions entre des personnes, dans la gestion de certaines rubriques», à en croire Tombi à Roko.


Et pourtant ce qui tenait lieu de réunion de crise a tourné à une audition grandeur nature des responsables de la gestion de l’équipe nationale de football du Cameroun. Avec au bâton de commandement tout un général de brigade : Daniel Elokobi, directeur central de la coordination à la Gendarmerie nationale. Mais aussi Maxime Eko Eko, le patron de la Direction générale de la recherche extérieure (Dgre), et de hauts cadres de la sûreté nationale. Des indiscrétions laissent entendre qu’en faisant confier l’enquête à de hauts cadres des corps de défense et de sécurité, le Premier sportif camerounais tenait à connaître les causes cachées de ce qui ressemblait à un complot contre la patrie, afin de prendre des sanctions appropriées. Ce qui explique que la réunion du comité d’urgence de la Fécafoot tenue la veille n’eût pas de résolutions. «Il ne fallait pas se risquer à parler avant la réunion du ministère».


Laquelle semble finalement n’avoir rien trouvé de condamnable à l’encontre des fauteurs de trouble. L’entraîneur n’ayant que dénoncé ce qui n’a pas marché. Et le patron de la Fécafoot qui se trouvait à Bruxelles, admet qu’«il y a eu petite erreur, grosse conséquence». Des sources internes à la Fécafoot avaient déjà annoncé des sanctions en vue, pour ce qui est des personnes relevant de la compétence de la Fédération. «A un niveau de responsabilité, il faut éviter de prendre des décisions sous le feu de l’actualité», a tenu à enseigner Tobi à Roko. «Je ne voudrais pas me précipiter. La presse sera informée de toute décision qui sera prise».

Dernière modification le vendredi, 07 avril 2017 17:38

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