lundi 11 décembre 2017
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Ambitions : Démocratiser la consommation de chocolat Spécial

C’est l’ambition que se donne une chef d’entreprise camerounaise.


«Nous voulons camerouniser le chocolat». L’ambition est de Louise Nouanegue, experte en confiserie artisanale et présidente de Sipo Sarl. Au cours de la conférence qu’elle a donnée le 1er avril 2017 à la Chambre d’agriculture, la dame expose une dizaine de produits dérivés du cacao. Parmi ces produits, du beurre, plusieurs types de chocolats, diversifiés par leurs parfums. «Tout ceci est produit par ma propre entreprise. En le consommant, vous constatez qu’ils ne sont pas piètres. Au contraire… » Vante-t-elle. «Si vous êtes de l’Ouest, vous pouvez personnaliser votre chocolat avec les condiments du nkui, et vous verrez qu’il aura un gout exquis et agréable dans la bouche ; si vous êtes Sawa ou simplement du Littoral, ajoutez-y du poivre ou tout autre condiment prisé de la région, et vous ne regretterez pas», indique-t-elle, en exhibant en exemple une plaquette de chocolat au gingembre.


Le marché, lui, est dominé par les multinationales ou des entreprises étrangères qui importent simplement les produits manufacturés en Afrique. «Ce n’est pas une concurrence à ce chocolat que nous retrouvons dans les rayons de nos supermarchés. Nous promouvons la production du chocolat artisanal qui peut se faire dans les quartiers et être facilement à la portée de n’importe quel Camerounais», précise-t-elle. Mais déjà, en réalité, le chocolat est un produit banale, selon celle qui se fait appeler Mamy Chocolat : «si je vous raconte une anecdote, vous n’allez pas me croire ; j’ai eu un prix de la Chambre d’agriculture, puis la France m’a donné une bourse pour la France. Une fois en Europe, lors des visites d’entreprise, je me rends compte que fabriquer le chocolat n’est pas compliqué : le chocolat c’est la mixture de d’éléments solides de cacao, de beurre et d’ingrédients associés», raconte-t-elle. Avant d’embrayer sur les vertus de ce produit, tant scientifiquement prouvées que rapportées populairement. Pour inciter les Camerounais à consommer le chocolat et tous les dérivés du cacao.


Ce qui devrait, contribuer à booster le marché du cacao toujours profitable aux étrangers. «Un kilogramme de cacao qui part du Cameroun revient en dix plaquettes de chocolat, des suppositoires et des produits de beauté. Et ce travail de transformation a donné de l’emploi. En le faisant sur place, cette chaîne de valeurs est profitable à notre population». Pour un de ses collaborateurs, «notre ambition est de transformer 50 mille tonnes de cacao localement par an. Comment expliquer que la Suisse produit et consomme plus le chocolat que tout autre pays, alors qu’il n’y a pas un seul cacaoyer en suisse». Sensibilisant alors les Camerounais à apprendre à transformer et consommer leurs produits. A cet effet, des sessions de formation devraient se tenir, avec pour les plus ambitieux, un accompagnement dans l’installation de leurs propres entreprises artisanales.

Dernière modification le vendredi, 07 avril 2017 16:49

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