jeudi 25 mai 2017
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Campost hésite à distribuer les journaux camerounais Spécial

L’opérateur public postal ne manifeste plus le même intérêt pour cette activité qu’il y a un mois.

 Comme prévu, Messapresse, la filiale camerounaise du français Presstalis, a cessé de distribuer les journaux camerounais. Il y a environ un mois, le groupe avait exigé une subvention de l’Etat pour compenser ses pertes estimées à plus de 450 millions de francs CFA sur ces quatre dernières années au risque de se désengager de ce segment au 31 mars 2017. La fin de non recevoir du gouvernement a donc poussé Messapresse à mettre sa menace en exécution. Les patrons de presse du Cameroun s’étaient pourtant frottés les mains le 8 mars dernier quand Cameroon postal service (Campost), l’opérateur public postal, avait proposé de suppléer Messapresse. Le directeur général de Campost, Pierre Kaldadack, avait invité les responsables de la Fédération des éditeurs de presse (Fedipresse) autour d’une table de discussion. « Selon les textes, la distribution fait partie de notre rôle, a fait savoir Pierre Kaldadack. Face à la situation qui prévaut actuellement, Campost est prête à vous accompagner, parce que nous disposons des moyens humains et logistiques pour écouler les journaux sur toute l’étendue du territoire national, même à l’arrière-pays où l’opérateur privé n’était pas présent. Campost a l’obligation de faire informer les Camerounais, nous livrons les marchandises de Jumia, la presse vient s’ajouter, c’est une opportunité dont nous devons profiter ».

 Le problème c’est que tout le monde ne voit pas la distribution de la presse comme une opportunité à Campost. Des proches conseillers de Pierre Kaldadack lui auraient déjà fait savoir que la distribution des journaux est une entreprise qui ne rapporte pas un sous à moins d’obtenir une subvention de l’Etat. Il n’est donc pas sûr que Campost soit toujours motivée à suppléer Messapresse. De son côté, faute d’avoir obtenu la subvention publique qu’il reclamait, le groupe français Presstalis attend avec impatience de vendre ses actifs dans Messapresse. Montant de la mise 1,3 milliard de francs CFA. Presstalis est en effet lancé dans une opération de vente de ses filiales africaines spécialisées dans la vente des journaux locaux. Une opération qui commence à durer au Cameroun.

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