mercredi 28 juin 2017
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Port de Kribi : 416 milliards pour la deuxième phase Spécial

Louis Paul Motaze, Ministre de l'Economie Louis Paul Motaze, Ministre de l'Economie

Le ministre de l’Economie, Louis Paul Motaze vient d’obtenir deux prêts d’Eximbank-Chine d’un montant cumulé de 416 milliards. Ces financements sont destinés à accroître la capacité d’accueil de cette place portuaire.

 Louis Paul Motaze n’espérait pas mieux : en deux mois, il a réussi à obtenir d’Eximbank-Chine trois accords de financements pour des projets contenus dans le Document stratégique pour la croissance et l’emploi (Dsce). Le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) a paraphé les deux derniers financements avec la banque chinoise le 5 avril 2017 à Yaoundé. Il s’agit d’un accord de prêt préférentiel crédit-acheteur d’un montant de 547 dollars, soit environ 326,42 milliards de francs CFA, et d’un accord de prêt concessionnel d’un montant de 89,4 milliards francs CFA. La somme cumulée de ces deux prêts chinois est d’environ 416 milliards.

Comme prévu dans les projections du Minepat, ces 416 milliards seront destinés à la construction de la phase II du Port de Kribi. Mais ils ne représentent que 85 % du coût global des travaux. Les 15 % restant, 68,5 milliards de francs CFA, seront apportés par le concessionnaire du terminal à conteneurs de Kribi, le consortium composé des français Bolloré et CMA CGM et de China Harbour Enginering Company (Chec). On se souvient qu’en obtenant la concession du terminal à conteneur de Kribi, ce consortium conduit par Bolloré avait accepté de contribuer au financement de la suite des travaux. Un communiqué signé du Premier ministre Philemon Yang en août 2013 rendait public cette clause. C’est l’une des raisons qui justifie la présence de Chec, l’entreprise chinoise qui a réalisé la première phase de la construction du port de Kribi.

C’est la même entreprise qui va d’ailleurs réaliser cette deuxième phase des travaux. Louis Paul Motaze a d’ores et déjà indiqué que pour cette deuxième phase « les différentes composantes de cette phase II visent notamment à faire une extension de la digue de 675 mètres, reconfigurer le chenal d’accès, construire un terminal à conteneurs de 700 mètres de linéaire de quai dans la perspective de doubler les capacités actuelles de la première phase et, fournir les équipements de manutention deux fois plus nombreux que ceux de la phase I dans la perspective d’en accroitre la productivité ».

La Chec a 42 mois pour conduire à terme tous ces travaux. Pour le gouvernement camerounais, ce délai est réalisable. Surtout qu’à Yaoundé, on n’a pas cessé de louer l’expertise et le professionnalisme avec lequel Chec a conduit les travaux de la phase I, qui a respecté les délais prévus. « Le gouvernement attend que Chec déploie cette même expertise et ce savoir-faire dans la seconde phase du projet », a fait savoir Louis Paul Motaze.

Le ministre de l’Economie ne doute donc pas que cette phase II sera livrée en 2020. Car pour le Cameroun, cette date de livraison des travaux est très stratégique. Louis Paul Motaze a expliqué aux responsables d’Eximbank- Chine que cette deuxième phase va donner au port de Kribi des « capacités additionnelles devant résorber les trafics prévisionnels, et ainsi, recourir à l’optimisation de la desserte maritime du Cameroun, notamment dans la perspective de l’exploitation de nombreuses ressources naturelles et les potentialités dans la zone industrialo-portuaire de kribi ». Il ajoute : « je me dois en effet de rappeler que les différents tests de sensibilité qui avaient été faits avaient démontré que les structures actuelles du port de kribi, seront saturées à l’horizon 2020 si l’économie du pays continue de croitre au rythme actuel. La phase II devenait donc incontournable et surtout son achèvement avant 2020 inéluctable afin que la demande additionnelle de trafics vienne trouver une offre conséquente en structures opérationnelles ».

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