vendredi 17 novembre 2017
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L’Astac renait de ses cendres

Moïse Nzemen, secrétaire général de l'Astac Moïse Nzemen, secrétaire général de l'Astac

L’Association des statisticiens du Cameroun se retrouve ce mois à Yaoundé pour relancer ses activités.

Le 13 octobre 2016, l’Association des statisticiens du Cameroun (Astac) est convoquée en assemblée générale à Yaoundé. C’est la substance d’un communiqué de presse rendu public le 14 septembre dernier et signé de Moïse Nzemen, le secrétaire général sortant de cette association. Pour les membres de l’Astac, cette assemblée générale marque la fin d’une longue hibernation : la dernière assemblée générale s’est en effet tenue en 1993, soit 23 ans de dormance.

Pour sortir de ce long sommeil, les statisticiens camerounais veulent revoir les statuts de leur association. Selon Moïse Nzemen, il est question de diminuer l’influence du président sur l’association afin d’éviter d’autres longues années de dormance. « On veut donner le pouvoir aux membres d’obliger le président à organiser des assemblées générales fréquemment », indique le secrétaire général sortant.

Après la grande assemblée générale de 1993, qui avait connu la participation de Fréderic Kodock, à l’époque ministre du Plan et de l’aménagement du territoire, le président de l’Astac, Jean-Marc Oyono, s’était refusé à organiser une autre assemblée générale. Il a fallu attendre le décès de ce dernier, il y a quelques mois, pour voir poindre à nouveau l’espoir d’une assemblée générale. « Lors de la visite de condoléance à la famille de notre président, les statisticiens m’ont demandé de convoquer une assemblée générale. En fait, il était question de prendre mes responsabilités », fait savoir Moïse Nzemen.

Le printemps de l’Astac passe donc par une révision des statuts, mais surtout par le renouvèlement du bureau de l’association, resté inchangé depuis 1993. Le secrétaire sortant a d’ores et déjà annoncé qu’il ne se représentera pas à son poste. Par contre, il serait intéressé par le poste de président laissé vacant après le décès de Jean-Marc Oyono. En sa qualité de membre de l’Institut internationale de la statistique (ils sont moins de cinq statisticiens camerounais à avoir intégré cette instance), Moïse Nzemen tiendrait la corde pour ce poste de président. A moins qu’un statisticien de renom vienne lui discuter la vedette, en l’occurrence Isaac Ndjiemoun, ancien ministre des Postes et télécommunications. Les tractations en coulisse ont commencé, verdict le 13 octobre de ce mois.

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